<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750</id><updated>2012-01-04T07:21:46.450-08:00</updated><title type='text'></title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-2766930727738863988</id><published>2007-09-15T03:37:00.000-07:00</published><updated>2007-09-15T04:33:45.051-07:00</updated><title type='text'>THORA BIRCH - LES SUJETS:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Ruu2PI0s-zI/AAAAAAAAABM/Pajr8KLKZcY/s1600-h/hoberman.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Ruu2PI0s-zI/AAAAAAAAABM/Pajr8KLKZcY/s400/hoberman.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5110378573364788018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais utiliser des tonnes d'onomatopées et de superlatifs pour décrire mes vacances à Paris. C'était vraiment bien. Mais les vacances sont finies et DDS publie ses nouveaux sujets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de partir, j'ai passé beaucoup de samedi à traîner en centre ville au lieu d'aller voir mes parents. Et avec l'été, les vacances, tout ça, les enterrements de vie de jeune fille y pullulent. Et je croyais que ça se faisait la nuit, avec un strip-teaseur qui nous semblait vaguement familier (un type de la télé-réalité? Le fils du boulanger? Un camarade de classe, voire, un professeur peut-être?) et des copines bourrées. Mais nan! Les enterrements de vie de jeune fille se font le samedi après-midi au vu et au su de tous. J'en avais discuté avec Philippe qui m'avait alors dit que ce serait une bonne idée d'en faire un sujet. Effectivement, ça me semble être une bonne idée.&lt;br /&gt;Les enterrements de vie de jeune fille (et de jeune garçon) que j'ai pu voir consistent en cela: une bande de filles hystériques (ou de garçons hyper excités pire qu'après un match) quittent leurs banlieues résidentielles et se baladent en centre ville affublées d'un tee-shirt à l'effigie de la future mariée et de vêtements étranges et colorés (à mi-chemin entre le tecktonik et la danseuse-étoile semi-obèse). Elles hurlent, interpellent, sifflent et vendent des préservatifs et des Krema. Il y a toujours un endroit où elles font une pause pour prendre des photos (han!) ou manger un cake ou je ne sais quoi. C'est souvent le manège de la place Wilson. Ensuite? Dieu seul sait ce qui se passe ensuite.&lt;br /&gt;Je suppose que ça peut être autrement mais en tout cas, tout ceci me semble bien mystérieux. Ca et, en général, tout ce qui peut se tramer la veille d'un mariage. Car en fait, on peut très bien ne pas parler de ce truc ultra beauf. J'aime presque toujours les films où il y a un mariage ou une réunion familiale. Ca peut être interressant de voir ce qui se passe la veille d'un mariage: dans la tête, la chambre de la mariée, les préparatifs, ... et éventuellement pendant ces petites fêtes si merveilleuses que sont les enterrements de vie de...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage, pour la plupart d'entre nous, ça peut sembler plutôt désuet. Mais les analystes sont formels, nous assistons à une recrudescence du nombre de couples qui se marient (mais aussi qui divorcent et qui règlent leurs problèmes familiaux devant les tribunaux) ces dernières années. Et je suppose qu'on prend cette décision lorsque l'on se retrouve face à son idéal (il peut très bien être un vieux bonhomme riche et PARFAITEMENT impuissant).&lt;br /&gt;"Idéal", pour le Larousse c'est ce qui relève de l'idée, ce qui est façonné par la pensée et n'existe pas dans le monde réel (la Princesse Leia, Barbie) ou bien un modèle d'une perfection absolue (une paire de Air Force, Juelz Santana, un bic, un personnage de Daniel Clowes, Barbie!). Quoiqu'il en soit, c'est un concept hautement subjectif et de ce fait, sacrément interressant. Certainement que chacun d'entre nous pourrait décrire quelque chose ou quelqu'un (un objet, un moment, une personne, un personnage,... Ca se décline à l'infini.) qui lui semble ou lui a semblé être idéal.&lt;br /&gt;Ce post est long et bourré de parenthèses. C'est parce que les textes de Daring ont manqué à Daring.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-style: italic;"&gt;De nouveau (miam), le choix entre deux sujets:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;01) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"La veille du mariage"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;02)&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; "Une idée d'un idéal"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-2766930727738863988?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/2766930727738863988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=2766930727738863988' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2766930727738863988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2766930727738863988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/09/thora-birch-les-sujets.html' title='THORA BIRCH - LES SUJETS:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Ruu2PI0s-zI/AAAAAAAAABM/Pajr8KLKZcY/s72-c/hoberman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-1050316876197670741</id><published>2007-07-07T04:04:00.000-07:00</published><updated>2007-07-07T04:12:57.101-07:00</updated><title type='text'>POST- IT</title><content type='html'>Bonjour les amis. C'est les vacances, j'ai plein de choses à faire: chercher un appartement, garder le petit garçon que vous commencez peut-être à bien connaître (depuis quelques temps, il chante "je vous salue Marie" sous la douche et organise des party dans sa chambre), faire l'amour, manger des glaces italiennes avec de jolies filles et partir à Paris en août. C'est pas particulièrement sexy mais ça occupe énormément l'esprit.&lt;br /&gt;Pas de sujet donc pendant les vacances. Amusez-vous bien QUAND MEME.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-1050316876197670741?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/1050316876197670741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=1050316876197670741' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1050316876197670741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1050316876197670741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/07/post-it.html' title='POST- IT'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-2433826512554695392</id><published>2007-06-08T12:40:00.000-07:00</published><updated>2007-06-08T12:41:19.807-07:00</updated><title type='text'>SCARLETT JOHANSSON - 01 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;D'accord, j'ai un jour de retard, je m'excuse. Mais en fait, hier, j'ai mis des escarpins roses et ça m'a fait ultra mal aux pieds.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'aimerais que chacun d'entre vous puissiez déguster un choko-shake pour parcourir les nouveaux textes du Daring. Lait, glace pillée, NUTELLA, chantilly caramel et jolies lettres. C'est certainement ce que Dieu a inventé de mieux pour permettre au gainers de réussir leur pari et de lire avec plaisir Daring.&lt;br /&gt;Merci encore aux auteurs, je pense que je devrais offrir un choko-shake aux plus fidèles (ou aux plus beaux).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;01) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Les histoires d'une personne diaboliquement sympa / véritablement (ou faussement) mauvaise."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;01&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'ai connu Anna au Charlatan. Anna, ce serait certainement une personne de plus parmi les personnes que j'ai rencontrées au Charlatan. Je pourrais faire en un trombinoscope. Avec leurs photos évidemment, des lignes de têtes différentes, des visages de tout âge, de toute catégories sociales, y'aurait un transexuel aussi. Une femme qui s'appellait Maggui, un jour, et bam! Elle s'était enlevé les seins. Des mines mal pixelisées, mal définies, retranscrites à l'arrache pincées et mal installées sur un tabouret qui tourne. En bas des tronches de ces gens, y'aurait des trucs écris et ça passerait du purement descriptif (âge, taille, profession, je ne sais quoi) à l'anecdotique. Fritz, par exemple, vit avec sept chats dont chaqun porte le nom d'un des sept nains dans Blanche Neige. Il serait joli le trombinoscope, avec des collages et tout le bordel comme dans un carnet secret. Alors, je pourrais le montrer à un mec qui fait les beaux arts ou un truc dans le genre où on aime l'art quoi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mais en fait, Anna, c'est pas possible, ce serait pas juste un visage dans un trombinoscope de pétasse arty et puis d'ailleurs, je ne vois pas comment un trombinoscope pourrait retranscrire l'ambiance du Charlatan. INEPTIE, même bien colorié. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle était assise à côté de moi et je fais toujours attention de ne pas prendre assez d'argent pour me payer ma tarte au citron. Alors, elle m'a filé trente centimes d'euros et on a discuté. A priori, Anna était une belle femme. Sa voix n'était pas remarquable, ses mains n'étaient pas remarquables, son corps non plus, n'était pas remarquable, ses traits, ses gestes, ses seins étaient tout à fait banals. Elle était une femme remarquable par l'absence de détails repoussants et par l'inopérance d'un quelconque mécanisme charmant ou attachant. Moi, j'ai des tâches de rousseur qui coulent sur mes joues et mon nez, j'ai de jolies fesses rondes et des genoux absolument immondes. Ca plaît à Paul. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ensuite? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Lorsque je rencontre quelqu'un au Charlatan, je le raconte à Paul &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Ben ensuite rien, je suis partie avec le disque qu'elle m'avait donné. J'étais un peu retournée. Tu vois, j'aurais cru qu'elle allait se trahir, qu'une chose, même negligeable allait déconstruire son personnage, le rendre inutile, INEPTE. Mais, non. J'étais vraiment retournée, Paul. Cette gentillesse extrême m'a glacé le sang. Elle aurait aussi bien pu être morte. Je lui posais des tas de questions, chez elle, j'ai fais mine de fouiller, j'voulais vraiment la démantibuler, sa belle personnalité mais elle est restée patiente, imperturbable et parfaite comme sous celluloïd. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Sa gentillesse alors? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Ma foi, elle avait le caractère de ce qui est gentil. Calme, généreuse, intègre, tout ce que tu veux. Elle était particulièrement raisonnable, sa gentillesse était compartinentée, régulée, suffisante, d'une telle façon qu'elle ne pourrait nuire ni à autrui, ni à elle-même. C'était comme si elle pouvait poser son cul sur n'importe quoi, n'importe quand avec une grâce infinie, comme si elle recouvrait les gens et les choses d'une gaze philanthropique et harmonieuse. Elle faisait ça, Dieu seul sait comment, de telle sorte que je ne me sentais pas aplatie, contaminée, culpabilisée, c'était pas un roi thaumarturgique, Anna, juste une fille bien. Sa noblesse, mêlée d'indulgence, était contenue, bien maitrisée en elle-même comme une balle rebondissante qui tapait dans sa cage thoracique. Parfois, ça faisait du bruit - elle souriait ou elle disait quelque chose de particulier - mais ça n'irradiait pas. C'était présent mais discret mais quand je suis partie, j'étais retournée, vraiment, pire que la dernière fois. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Comment elle était avec toi? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Elle était gentille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;PHIL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;(Sujet 1 et 2?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai pas souvent dormi à l’hôtel, mais je me sens en mesure de répondre à ce sujet puisque les quelques fois où j’ai dormi à l’hôtel c’était pour une seule nuit (ou pas plus de deux). Mais je n’ai jamais dormi seul à l’hôtel. Le premier truc qui me vient à l’esprit c’est que lorsque j’entre dans une chambre d’hôtel, pendant quelques dizaines de secondes je parle un peu tout bas, parce que j’ai l’impression d’être chez quelqu’un et je ne veux pas le déranger. Ca c’est à cause de mon éducation, cette politesse à outrance dont j’use aujourd’hui avec parcimonie surtout depuis que je vis à Paris. Parce que dans cette ville les gens ne s’excusent pratiquement jamais de te bousculer, de t’ignorer, de je ne sais quoi d’autre. Pire parfois pour eux, s’excuser c’est un aveu de faiblesse, ils te regardent avec mépris sans piper mots et en serrant les lèvres. Ca ne m’arrive plus maintenant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Parce que j’ai compris que je faisais une bêtise en m’excusant surtout que dans la plupart des cas la faute est partagée (exemple un coup d’épaule sur un trottoir étroit) (autre exemple tu es bloqué derrière une femme et sa poussette et tu t’excuses parce que tu veux passer, encore sur un trottoir étroit). Une fois dans le train, tôt le matin genre 5h00, mon téléphone a sonné, j’étais très gêné pour ma voisine, je me suis empressé de l’éteindre, elle a lâché un gros soupir. C’est de ma faute, il ne fallait pas prendre cet air désolé, il fallait juste l’éteindre, mais tranquillement, sans trifouiller frénétiquement dans sa poche pour attraper ce truc qui vibre et sonne. D’autant plus que cette vilaine voisine, que dis-je cette grosse conasse de vieille quarantenaire moche qui était montée en gare du Mans, s’est permise de se limer les ongles un quart d’heure plus tard, et surtout de répondre à un coup de fil professionnel. Pas la moindre excuse de sa part. Difficile de ne pas être misanthrope après de telles expériences traumatisantes. Je ne pouvais pas l’insulter encore moins la tuer, je risquais de m’attirer des problèmes. Et les problèmes c’est chiant, c’est fatiguant, et c’est inconnus les problèmes. Alors leur solution n’en parlons même pas. Pour en finir avec ces histoires d’excuses et après promis je reviens à l’hôtel (il y aura peut être même du sexe), je veux juste dire qu’il y en a aussi –et ça n’est pas mon cas- qui s’excusent en voiture, ça j’adore, personne ne les entend mais c’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils lâchent derrière leur volant un petit « excusez-moi ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Bon j’en reviens à l’hôtel. La première fois c’était à Prague je crois, ou alors dans un grand hôtel parisien à proximité du Sénat, aux frais de beau papa. Avec ma petite amie. On était jeune, on n’avait fait l’amour quelques dizaine de fois. Seulement. Et moi j’avais envie de tester des trucs, rien d’exceptionnel, rien d’ahurissant, juste un truc inédit : la baignoire. Donc en entrant dans l’hôtel, j’ai foncé discrètement (c’est possible de foncer discrètement) vers la salle de bain. J’étais rassuré il y avait une baignoire. Ainsi j’ai fait tout mon possible pour qu’on prenne ce putain de bain tout les deux. Et ma foi ça ne ma pas marqué, on a pris le bain conjugal mais c’était pas du tout confortable, on a très vite rejoint le lit rebondi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’aime bien les frigos aussi dans les chambres. Je tape pas dedans j’ai pas de rond, mais ça me plairait assez de me saouler dans une chambre d’hôtel. Tout seul. La TV est un passage obligé. Combien de chaînes ? Est ce qu’il y a Canal ? Et à l’étranger tu t’amuses vite fait avec les chaînes indigènes, ensuite quand tu tombes sur une chaîne française tu te sens bien, et tu es prêt à regarder un truc français que tu n’aurais jamais osé regarder à la maison. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le téléphone aussi. Tu le tripotes un peu. Si t’es avec quelqu’un tu fais la petite blague habituelle en mimant une commande astronomique et en employant un ton insultant envers un réceptionniste virtuel. Je pense au petit déjeuner aussi. J’aime assez tout ce linge propre, les trucs propres, les toilettes et la salle de bain propres, c’est propre une chambre d’hôtel aux frais de beau-papa.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-2433826512554695392?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/2433826512554695392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=2433826512554695392' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2433826512554695392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2433826512554695392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/06/scarlett-johansson-01-les-textes_5343.html' title='SCARLETT JOHANSSON - 01 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-7136144746538587343</id><published>2007-06-08T12:39:00.000-07:00</published><updated>2007-06-18T03:41:41.217-07:00</updated><title type='text'>SCARLETT JOHANSSON - 02 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;02) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Une nuit à l'hôtel."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;DIMNAÏNA&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold; font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Lone Pine&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Ils sont arrivés vers 16 heures. Depuis Yosemite, la route a été longue. La route est toujours longue, la route demain sera longue, encore et encore. Et dans une semaine la route encore sera longue, elle est longue pour elle, elle va être longue pour lui, pour eux. Demain, ils traverseront la Vallée de la Mort. Tout à l’heure, ils se sont baladés un peu dans la ville. Elle est un peu connue, beaucoup de westerns y ont été tournés. Dans tous les bars, tous les fast-foods, des portraits d’acteurs vieillis couvrent les murs. À Lone Pine, on n’est pas vraiment dans la réalité. Pourtant ce malaise rampant en elle, lui, est bien réel. Elle avait pensé plein de choses, elle avait cru que partir aux Etats-Unis pendant un mois, voir du pays, parcourir les routes, s’inscrire dans un autre quotidien, ça rafraîchirait le couple, la famille, l’atmosphère. Même pas durant les premiers jours, l’illusion n’avait fonctionné. Son mari vivait comme avant, rien ne changeait, forcément, ç’avait été stupide, faible, de croire qu’un mois changerait tout cela.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Il a accompagné les enfants à la piscine du motel. Ils sont partis de Yosemite tôt ce matin, ils se sont arrêtés pour déjeuner, dans un &lt;i style=""&gt;dinner&lt;/i&gt; où l’on entendait Britney Spears à la radio. Ils sont éreintés, le ventre lourd de fonctionner aux &lt;i style=""&gt;burgers&lt;/i&gt; depuis une dizaine de jours, le corps lourd de passer ses journées assis dans une voiture à se heurter constamment au paysage qui lui, défile. Les trois enfants jouent dans la piscine. Il y a très peu de monde. Le mari filme un peu. Il faut bien filmer tout ça, sinon comment reste-t-on heureux ? Comment se souvient-on que l’on a vécu telle chose, que l’on a eu telle chance, quand on en est si loin plus tard ? Il fait très chaud. Elle est restée dans la chambre, elle défait quelques bagages. Elle est enfin un peu seule. Elle s’assoit sur le lit deux places, où ils dormiront ce soir tous les deux. La chambre est sombre, dehors il fait pourtant si chaud, si lumineux. Assise là, elle est toute petite, au milieu des chambres, dans le motel, dans la ville passage, au milieu du désert, des montagnes lourdes. C’est difficile pour une mère, d’être toute petite. Elle a rencontré son mari il y a treize ans. Ils se sont mariés, très vite ; elle était très jeune. Ils ont eu un premier enfant, très vite aussi. Ils étaient amoureux. Elle trouvait en lui le moyen de s’émanciper, de s’affranchir de sa famille, bourgeoise, codifiée, stricte. Lui… c’était beaucoup trop pour lui forcément. Cela tenait du rêve, du miracle, donc de l’inexplicable. Lui, élevé dans une famille modeste, par elle, accédait à un autre monde. On pouvait parler d’élévation. Ils avaient travaillé, dur, ils avaient tout construit, fait des enfants, besogné, ils avaient vécu, comme il faut. Mais le temps, le Temps… le Temps est traître, on croit le contrôler, on croit être plus fort, mais tout s’effondre toujours. Au début quand on aime, on se voile les yeux, on ne le fait pas exprès, on est persuadé que l’on bâtit quelque chose d’indestructible, d’éminemment solide. Mais oui, le temps renverse tout, parce que tout est friable. Ce décalage social entre elle et lui était fécond à l’origine. Comme lorsque l’on découvre un pays différent du sien. Mais, le ludique est dans l’acclimatation. Une fois celle-ci effectuée, il ne reste rien au fond. On est seulement de nouveau installé, dans un autre pays. Et l’on commence à regretter sa terre d’origine. Elle avait regretté sa famille, son éducation, son environnement bourgeois. Plus âgée aujourd’hui, il faisait moins bon jouer les révoltées, il était temps de se ranger. Et son mari, habillé de tout son environnement sociologique, pesait aujourd’hui trop lourd sur elle, sur ses projets. Le décalage fertile était devenu source de maladie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Pourtant, il est gentil. Il n’est pas trop gentil, parfois il sait être virulent, sévère ; avec ses enfants par exemple. Il est même très drôle, il se moque beaucoup des autres. Il n’est pas trop gentil, mais il est amoureux. Quand on n’aime pas, on est méchant. Elle sait bien qu’elle est méchante. Méchante de voir, de penser, de faire tout ça. Mais c’est inévitable. Il est trop rustre, il a des amis trop vulgaires. Elle ne peut plus supporter les journaux qu’il lit. Son humour, il ne la fait plus rire. Tous les matins, il prend du café, elle déteste ça. C’est absurde elle le sait, mais quelque part le café pour elle c’est le prolétariat ; rien avoir avec le thé qu’elle prend depuis qu’elle est toute petite. Elle en a marre de ne pouvoir s’offrir les vacances qu’elle souhaiterait. Elle a quitté beaucoup de ses anciennes amies, mais celles qu’elles fréquentent encore ont des maris différents. Ce genre de maris qu’elle voulait à tout prix ne pas avoir plus tard. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Il doit être 23 heures. Ils sont allés dîner dehors. Le plus petit a pleuré à table, il ne voulait pas marcher dans la ville après. Ils ont rencontré des Français, on en rencontre dans chaque ville américaine. Ils sont tous couchés désormais. Demain ils se lèvent tôt, ils doivent traverser la Vallée de la Mort, pour arriver à Las Vegas en fin de journée. Ils doivent encore faire des photos, et des films, et des sourires. Il prend sa main, sous le drap. Les enfants dorment. Ils ne font pas l’amour, il n’y a pas de porte, et le petit dort dans leur chambre. Parfois, de moins en moins, elle l’aime encore assez pour ne pas trop souffrir lorsqu’ils font l’amour. Mais un jour elle cèdera. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Alors elle va laisser encore le temps passer un peu. Elle sent que ses enfants sont un peu jeunes encore, ils seraient trop déstabilisés par une rupture aujourd’hui. Mais demain, l’été prochain, peut-être dans deux ans, ils auront mûri, ils auront appris. Elle sait qu’ils souffriront quand même, mais c’est inévitable. Alors elle le quittera. Elle ne pense pas à sa souffrance, elle ne veut pas y penser, elle ne veut pas se sentir coupable. Peut-être ne l’est-elle pas. Elle en parlera à son mari, il mourra à l’intérieur, ils iront l’annoncer à leurs enfants, ils se sentiront perdus, surtout, ils ne comprendront pas. Le couple se séparera, les directions se distingueront, violemment, mais cela se fera. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Les gens s’affolent, les esprits s’embrasent, les yeux rient, les yeux pleurent. Certaines personnes rebondissent, d’autres s’affaissent, et le temps, infatigable, le temps maintient son vol.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C.&lt;/p&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Scène 1/ &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; T'es posée là sur le lit, bah ouais, t'es là sur le lit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Pourtant tu me regardes pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; t'es posée là j'te dis, avec tes yeux grands, ils sont grands tes yeux, ils sont saillant, ils me regardent pas tes yeux là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; 'y'a plus de cornis' qu'tu me dis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Moi, pourtant, moi je t'ai deja dis, que l'minibar, bah il se vidait comme ca, d'un paf t'as compris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; et toi tes assise là, avec tes yeux qui me repoussent, qui m'denigrent, ouais tu t'en fous toi,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; de qui va payer ct'hotel pourri, 46 passage jouffroy.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;03&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Allergic&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;8ème étage, baies vitrées surplombant Manhattan. Tapis à poils blancs au sol, deux clubs jaunes pâles, un poste de télévision, décoratif. Beau, la vingtaine, le teint plutôt bronzé, assez maigre et traits finement dessinés est dans la salle de bain. Judith elle, posée sur un des clubs, a le regard perdu sur le traffic, quelques mètres plus bas. Elle est blonde, grande, et à la limite de la maigreur dite maladive. Sa cloison nasale, très étroite, s'accorde parfaitement avec sa chevelure, fluide et désordonnée. Cela fait maintenant 20 jours qu'ils habitent cet hotel, mais Judith ne se fait toujours pas à l'idée de vivre dans cette "maison de passage", comme elle le répète à Beau. "Il n'y a pas de vie, du moins pas de vie posée ici, pas d'histoires". "Baby, je pense qu'il se passe plus d'histoires charnelles ici que nulle part ailleurs dans un pavillon de la banlieue New Yorkaise" lui répètait-t-til à chaque fois. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les journées étaient aussi similaires et cadencées que le mouvement d'un métronome. Beau vague et Judith divague. Elle était bien sortie quelque fois, sans pour autant dépasser la porte rotative en verre à l'entrée de l'hotel. Elle avait essayé, quelques fois de déjeuner en bas, dans le restaurant de l'hotel, mais les regards inquisiteurs des clients l'avaient dérangée. Elle se résignait depuis à prendre ses repas dans sa chambre. Beau avait bien entendu remarqué son ennui, mais il avait vraiment voulu s'établir dans un hotel. "C'est un projet de vie", répètait-t-il.. Judith était agacée quand elle écoutait sa "théorie". Elle lui répondait qu'un vrai projet de vie "alternatif" comme il voulait le revendiquer, c'était partir vivre trois mois dans un motel du Nevada. Elle se réconfortait en nourrissant son propre projet, celui naît par la force des choses, avec le temps, à l'hotel, à savoir, observer les gens, les "passers by" comme elle les avait surnommés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Judith, en 20 jours, vivait déjà ce que l'on appelle "la routine". Des repas servis en temps et en heure voulue, une vie de moins en moins productive, une coupure progressive avec le reste de ses amis, pourtant toujours en ville. Il y avait parfois ces quelques soirées données dans leur suite. Mais à la dernière, Judith s'était enfermée dans une chambre, avec deux bouteilles de Moet. Elle espèrait que le caprice fantaisiste de Beau se termina bientôt. Elle l'aimait, profondemment. Elle le lui disait quand elle est seule dans la suite, jamais quand il était là. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le soir, ils s'endormaient après avoir fait l'amour dans des draps chaque jour renouvelés. La journée, elle dormait devant les images acidulées d'MTV, essayait toutes ses culottes ou restait à la fenêtre. Parfois elle faisait une série d'abdos fessiers. Sa nourriture depuis son arrivée n'était composée que d'Evian et de salades de soja. Elle fumait trop, des joints parfois. Beau le lui reprochait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cela faisait maintenant cinq mois que Beau et Judith vivaient dans cet Hotel. Judith de plus en plus cernée avait une peau d'une blancheur parfaite. Beau, lui aussi, s'était peu à peu plongé dans une routine, où sortir était devenu un effort inutile. Leur vie d'auparavant semblait s'être presque évanouie. Beau avait encore l'espoir d'être cool, d'avoir accompli ce projet de vie si "alternatif", comme il le voulait. Seulement il ne s'était pas rendu compte de ce que Judith au contraire avait compris une semaine après leur établissement.. Cet assistanat qu'apportait l'hotel, cette coupure si simple avec leur vie passée, sans même s'enfuir dans un Etat ou un pays étranger, les avait retranchés, petit à petit, de leur véritable vie. Ils ne recevaient plus, ne déjeunaient pas à heures fixes, et ne buvaient même plus. Ils fumaient, dormaient.. Judith ne menstruait plus, elle ne savait si c'était par anorexie, ou parce qu'elle étaitt enceinte.. Elle connaissait cette chambre par coeur, avait l'impression d'y avoir toujours vécu. Cette froideur qui la pétrifiait à son arrivée était devenue son état d'esprit. Elle ne pensait même plus au parquet de la maison familiale de Louisiane..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le suicide de Judith avait contraint Beau à quitter l'hotel. Il y faisait mauvaise presse désormais.. Lorsque Beau laissa la clé magnétique à la réception, "Allergic" de Miss Kittin résonnait dans sa tête. Il s'était dit que cette chanson résumait ces 18 derniers mois à l'hotel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;04&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;UGLY VIXEN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:10;color:black;"   &gt;            &lt;/span&gt;  &lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Lorsqu'elle arriva au restaurant il était déjà là, le nez plongé dans son portable. Elle s'approchait tandis qu'il levait les yeux. Elle était là, souriante et terriblement sensuelle. Si leur intimité le lui avait permis il se serait levé et l'aurait entraînée ailleurs, dans un lieu tranquille, loin du bruit et loin des gens. Seulement ils n'en étaient qu'à leur second rendez-vous et il allait devoir, durant tout le dîner feindre de ne pas avoir remarqué le décolleté de sa robe qui laissait entrevoir la naissance de ses seins, ni sa bouche charnue et gourmande, ni ses yeux entrainants, ni l'invitation insistante que lui faisait son corps. Alors il fit semblant, semblant de s'intéresser à son discours sur la politique, la musique, ou encore le cinéma. L'enchantement du corps provoquait presque l'irritation de l'esprit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Bien sûr qu'elle savait, bien sûr qu'elle comprenait et bien sûr qu'elle aussi avait envie qu'il lui arrache sa robe et la prenne sur la table. Mais elle savait aussi par expérience que si elle se laissait prendre au jeu du sexe dés maintenant alors il ne serait plus question que de ça entre eux. Alors elle tenta de dominer son corps et parla sans trop de conviction de tout ce qui lui passait par la tête. Elle se sentait conne à chaque phrase débitée. Pas qu'elle se trouvait vraiment conne au fond ou qu'elle ne s'assumait pas, c'est juste qu'elle sentait que ce qu'elle disait était décousu et même peut-être inaproprié et pire que tout, elle craignait surtout que lui la trouva ainsi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Lorsqu'enfin le dîner fut terminé il lui proposa de l'accompagner dans sa chambre d'hôtel. Oui ça ne faisait que deux semaines qu'il était en ville et n'ayant toujours pas trouvé de logement, sa société lui payait sa chambre. Vivant elle-même chez ses parents l'hôtel demeurait la seule alternative alors elle accepta.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;L'hôtel était assez simple, sans plus mais en bon état. La chambre était basique, un grand lit, une salle de bain, un téléphone et et une télé. Elle se déchaussa instinctivement et s'assit sur le lit, par politesse il lui proposa à boire, ce qu'elle refusa tout aussi poliment. Elle alluma une cigarette et regarda dans le vide un moment, elle était désormais ailleurs, loin d'elle et loin de lui au point de ne pas se rendre compte qu'il l'observait. Il était resté debout, adossé au mur et se disait qu'elle était vraiment très belle coiffée ainsi dans sa jolie robe. Et que son air perdu la rendait presque touchante. Il se sentit vulnérable tout d'un coup et troublé fit tomber son verre par terre. Surprise elle sortit de sa rêverie et bizarrement sa maladresse et son air de chien battu le rendait irrésistible. Alors elle se leva du lit et se dirigea vers lui très doucement, impérieuse et lui tendit la main alors qu'il était à genoux en train d'éponger la moquette. Il se laissa relever et lorsqu'elle l'embrassa délicatement sur la bouche il se laissa encore faire. Puis elle s'écarta de lui et laissa tomber sa robe à ses pieds, génée elle cacha ses yeux avec sa main. Rien n'était vulgaire chez elle. En dépit de sa nudité il y avait quelque chose d'extrêmement pudique chez elle et le fait qu'elle masquait la moitié de son visage rajoutait de l'innocence à cela. Cette fille là n'atait pas comme les autres, cette fille là était dangereuse et terriblement émouvante. Jamais depuis le début de son "marathon sexuel" il n'en avait rencontré une pareille. Il aurait voulu s'enfuir loin d'elle si seulement il n'avait pas été trop tard, le charme opérait et il restait là, paralysé. Il hésita encore un instant et s'approcha d'elle. Ignorant d'abord le corps il se concentra sur sa bouche et finit par retirer la main qui voilait ses yeux. Machinalement elle baissa les yeux et restait là, immobile, intimidée et l'air candide. Son visage et ses expressions paraissaient tellement être en désaccord avec le reste du corps, tellement féminin, tellement charnel. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Il baisa doucement ses yeux, puis ses joues et chaque parcelle de son visage, toujours avec la même douceur. Finalement vint le tour de sa bouche. Hum! Sa bouche était divinement pleine. Il la goûta et la regoûta de plus en plus fort et bientôt elle lui rendit la pareille. Il eut envie de se prosterner à ses pieds et de chialer comme un gosse. Un sentiment d'impuissance l'envahit puis ce fut au tour de la colère. Comment un femme, comment un corps pouvait le renvoyer autant à ce qu'il était au fond, un mec perdu passant d'une femme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à une autre sans en ressentir la moindre émotion, complètement désabusé par le sexe et l'amour. Il était touché là où il ne voulait pas l'être et eu soudainement envie de la baiser comme une pute, sans respect, sans réel plaisir, la baiser et la salir. Effacer de son visage cette expression demandant désespéremment d'être rassurée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Il la poussa sur le lit, défit la braguette de pantalon, enfila une capote et se jeta sur elle. Il lui coinça les bras au-dessus de la tête. Il avait envie de la violer et cette unique pensée le calma. Il se dégoûtait à présent et la relâcha. Il sortit du lit et se rhabilla pour aller s'assoir par terre, se servit un verre de whisky et ne dit plus rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Elle ne comprenait pas, se leva et sans un mot vint se blottir contre lui et lui sourit. Elle ne comprenait certes rien à son comportement mais elle avait envie de lui. Elle commença par l'embrasser partout du bout des lèvres. Une partie de lui avait envie qu'elle parte et de ne plus jamais la revoir, tandis que l'autre avait envie qu'elle reste et continue ce qu'elle était en train de faire. Finalement il la laissa poursuivre. Elle fit glisser son pantalon et lui caressa doucement le sexe, puis réveillé par les mouvements de sa main elle lui mit un préservatif et s'assit sur lui. Elle était trop étroite et il mit du temps pour être complètement dedans. C'était très doux et sensuel. Elle bougeait très lentement sur lui pour que ça dure le plus longtemps possible. Ils ne se quittaient pas des yeux, elle avait ses bras autour de son cou et l'embrassait de temps à autre, quant à lui ses mains étaient posées sur ses fesses pour l'aider à garder le rythme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt;            &lt;/o:p&gt;Les mouvements s'accéléraient ainsi que les respirations. Elle criait de plus en plus fort et il finit par jouir. Alors elle recommença à l'embrasser du bout des lèvres un peu partout sur le visage. Il reprenait son souffle tout en la serrant fort contre lui. L'instant était beau, ils étaient beaux, ainsi prostrés, inséparables.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;color:black;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Le temps était comme suspendu...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;05&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;EMPIRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Numéro 19&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle est belle et elle ne le sait même pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'ai pris cette chambre, cette fille. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Numéro 19, une brune aux yeux noisettes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle louche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle a de longues jambes blanches avec un bleu sous le genou droit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle a déboutonné mon jean avec les dents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Mais nan, j'voulais parler. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La chambre est rouge. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les deux lampes sont rouges et ça tamisent la pièce. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La chambre est rouge, petite, les draps sont blancs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La moquette est blanc cassé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ses mots tapent sur les tableaux, je vois son dos dans le miroir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je veux pas l'écouter, j'veux qu'elle m'écoute. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je l'ai trouvée assise sur les marches du deuxième étage. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'ai vu son bleu sous le genou droit et j'ai pensé que son mec la battait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Mais en fait nan, elle s'est cognée contre la table basse de sa chambre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle a une chambre où il y a une table basse, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; c'est une grande chambre, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ses parents sont là aussi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; En tout cas, elle est vraiment belle, très blanche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle tourne dans la chambre en se tenant le bas-ventre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je m'allonge sur le lit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je commence à parler, à lui dire qu'elle est belle et qu'elle ne le sait pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Et que c'est révoltant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Puis, je lui parle de ma soeur et de sujets d'actualité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les élections, la guerre, tout ça. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; "Tu vas chercher un DVD?" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quelle grosse pute! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Lorsque je reviens, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; elle est sous la couette et mange des cacahouètes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je crois qu'elle est nue et d'ailleurs, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; je me dis que tant qu'à pas parler de moi, on aurait pu faire des trucs sexuels. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'y avais pas pensé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; "T'as entendu l'histoire de Benoît XVI qui disait que les indiens, avant même l'arrivée des colons, ils cherchaient Jésus sans s'en rendre compte? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; " Qu'est ce que tu as pris?" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; " La Leçon de piano" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; " Tu rigoles!? GROS PEDE!" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; elle détache bien chaque syllabe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; "Et si tu voulais parler, t'avais qu'à te payer une pute!" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'ai ramené le film, j'ai amené des M&amp;Ms, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; J'ai fait des pieds et des mains pour lui plaire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle était tellement belle &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; sans le savoir en plus &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; c'était révoltant &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; et oui, je voulais lui plaire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; sans trop savoir pourquoi &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; alors que je devais absolument lui parler &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; parler à n'importe qui &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; sinon c'était hurler au milieu de la rue &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; et se faire embarquer par les flics &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ou tabasser par des clodos. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ou picoler avec une pute. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; D'ailleurs, j'aurais du prendre une pute, tant qu'à pas baiser. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Parce qu'elle ne semble plus vraiment avoir envie de me sucer la bite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle s'endort doucement, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ses longues jambes blanches &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; entrelacées aux miennes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Numéro 19, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cet hôtel pue la merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;06&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;FLO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Des nuits à l’hôtel &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; J’en ai fait des milliers &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mais c’est de l’autre côté, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Que pour moi, tout se passait &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hôtels, rien de moins gai &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hôtels, reflet de notre société &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; [Egoïsme, violence, hypocrisie] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il n’est pas rare de rencontrer &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hôtels, égoïsme de notre société &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Où seul avec l’argent, tu peux dominer &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; [Tes aînés] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Qui eux, meurt sur le palier &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hôtels, violence de notre société &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hot, elle y est allée &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; [Mal accompagnée] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour elle, ça sera le dernier &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Hôtels, hypocrisie de notre société &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Où l’on entend, sans écouter &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; [La langue a fourché] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et lui, il est viré !&lt;/span&gt;&lt;tt&gt; &lt;/tt&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;07&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;F.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style="font-family: arial; font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style="font-family: arial;"&gt;vaine et haineuse, telle s’il n’éther, art occis d’élus, les pleutres peurs éplorent et pleurent l’épure, celle ces gorgées de limbes dissulées que désossent mes heures aux rivages insolés, mendiant l’âme fictive d’un hôte des rives, d’une belle aborée  qu’adorer déroba, insolente esseulée oscillant si rusée son coccyx cérusé, assurée qu’aussi haut, assez bas, aussi bien à ces reins assiéra l’asservi semence de ses sinistres ébats.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-7136144746538587343?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/7136144746538587343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=7136144746538587343' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/7136144746538587343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/7136144746538587343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/06/scarlett-johansson-02-les-textes_08.html' title='SCARLETT JOHANSSON - 02 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-1856843150367467528</id><published>2007-06-03T08:26:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T08:40:13.962-07:00</updated><title type='text'>POST - IT</title><content type='html'>Bonjour les amis, bonne fête MAMAN. Si tu lis le blog, sache que ce n'est pas moi qui ai écrit l'histoire de la femme tronc qui fait l'amour avec son tortionnaire. Je t'aime, merci de m'avoir fait telle que je suis; c'est à dire: belle, intelligente et drôle. Je suis une fille plein d'avenir.&lt;br /&gt;Il fait sacrément beau et je devrais raconter des trucs à propos du petit garçon que je garde. Il a fait un dessin pour illustrer un poême pour la fête des mères et il y avait un vers comme "Tu fais naître en moi..." et ce garçon, très pratique, a dessiné quelque chose qui sortait d'un anus (j'aimerais beaucoup savoir la réaction de sa maman d'ailleurs). Donc, jusqu'à vendredi, il pensait que les bébés sortaient de l'anus et j'exige qu'il m'appelle désormais Copernic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, on s'en fout, les textes du Daring seront normalement publiés le 7 Juin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-1856843150367467528?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/1856843150367467528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=1856843150367467528' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1856843150367467528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1856843150367467528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/06/post-it.html' title='POST - IT'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-7215399902200643882</id><published>2007-05-07T11:32:00.000-07:00</published><updated>2007-05-08T11:41:19.063-07:00</updated><title type='text'>SCARLETT JOHANSSON - LES SUJETS :</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Rj904oEsTTI/AAAAAAAAAA4/7tstdmtkiKM/s1600-h/opening-lost-in-translation.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Rj904oEsTTI/AAAAAAAAAA4/7tstdmtkiKM/s400/opening-lost-in-translation.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061893022366321970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord, j'aurais dû poster ces sujets plus tôt. D'accord, j'aurais dû étudier mes partiels. Et d'accord, je devrais faire attention à ne pas tomber parterre lorsque je suis nue sur un lit.&lt;br /&gt;En réalité, je n'ai pas vraiment d'excuse. Je joue beaucoup à Mario World, ça me prend du temps et de l'énergie. Je joue à Yoshi's World aussi et j'en rêve la nuit. "Mario, reviens, ya des bonbons à la maison!!". Yoshi est un dinosaure / lezard / ? vraiment sympa. Bébé Mario se tire en hurlant et Yoshi va toujours le chercher. Je crois que le premier sujet pourrait être un hommage à tous les dinosaures sympas. Un hommage à Jésus, aussi, et aux discours un peu gay sur la tolérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré quelques personnes vraiment biens. Vraiment bonnes, je veux dire. C'est rare mais c'est moins rare que les personnes réellement méchantes. Les premiers sont fascinants. Beaucoup de filles aiment les mauvais garçons, Louise Brooks aimait les hommes cruels. Outre le fait que ça dénnote de pas mal de névroses typiquement féminines - c'est ainsi terriblement agaçant - c'est aussi intellectuellement dérangeant. Les gens gentils sont diaboliques et inquiétants, beaucoup plus que les gens apparement méchants qui sont souvent juste bêtes et décevants. D'ailleurs, je trouve aux concepts de "misanthropie" et de "pilanthropie" une certaine ressemblance. Peut-être un recul vis à vis des autres, un manque de distinction de l'individu parmi la masse. Ces deux attitudes vexantes sont douteuses mais je trouve la seconde presque sexy.&lt;br /&gt;En ce qui concerne, la méchanceté, la dureté, la malveillance foncières, je ne les ais vues que dans les films. C'est un peu un mythe non (ne pas citer Adolf Hitler)?&lt;br /&gt;Bref, le premier sujet c'est comme les religions monothéistes et Nicolas Sarkozy: binaire et fumé à la morale. Et je sais qu'un personnage imposé, c'est encore plus compliqué qu'une situation imposée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que si je passais une nuit dans un hôtel bien choisi, j'augmenterai mes chances de moitié de tomber sur quelqu'un de très gentil ou de très méchant. Il y a toujours des gens bizarres dans les hôtels bien choisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fantasme beaucoup sur une nuit passée à l'hôtel (un hôtel bien choisi). Et on pourrait me dire que je suis juste une connasse d'étudiante qui regarde trop de films indépendants voire, français (mais qui oserait me dire ça sur mon blog hein?), qu'il n'y a rien de moins surprenant qu'un client d'hôtel, que ces endroits condensent selon les saisons, la ville, dans quelques mêtres carrés les stéréotypes les plus chiants du genre humain (les vacanciers?), je répondrai juste :"hôtel mal choisi". Qui irais dormir dans un hôtel marseillais dont les chambres se louent au mois ou dans une auberge à Pétaouchnock près d'une station de péage à part un RMIste ou un vacancier?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sujets précedents tournaient autour des putes et des princesses... . Selon l'hôtel choisi, on peut tomber sur les unes comme sur les autres et si un jour, faute de mieux, j'optais pour le Hilton à Paris, je pourrais espérer y croiser Paris Hilton qui tient de l'une et de l'autre. Faute de mieux toujours, ce serait bien. Quelque soit l'hôtel, j'y ferai des choses clichées, que j'aurais démantibulées dans ma tête dans tous les sens et j'y prendrai certainement beaucoup de plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;Et donc, le choix entre deux sujets:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;01) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Les histoires d'une personne diaboliquement sympa / véritablement (ou faussement) mauvaise."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;02) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Une nuit à l'hôtel."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-7215399902200643882?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/7215399902200643882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=7215399902200643882' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/7215399902200643882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/7215399902200643882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/05/scarlett-johansson-les-sujets.html' title='SCARLETT JOHANSSON - LES SUJETS :'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/Rj904oEsTTI/AAAAAAAAAA4/7tstdmtkiKM/s72-c/opening-lost-in-translation.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-404036756653257408</id><published>2007-04-08T10:44:00.002-07:00</published><updated>2007-04-08T11:37:22.516-07:00</updated><title type='text'>GRACE KELLY - 01 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Deuxième publication du Daring darling stories. Merci à ceux qui m'ont envoyé leur texte, je me rends compte comme ça peut être délicat, voire très difficile, d'écrire sur un sujet imposé.&lt;br /&gt;J'avoue qu'à la réception d'un nouvel email, j'ai irrémédiablement tendance à fretiller sur mon siège et à taper du pied. Avant de lire, je mets de la musique et si ça semble long, je prend un truc sucré et rose. J'ai peur de devenir obèse et je n'arrive pas savoir quel est mon degrés exact de déception vis-à-vis du dernier Blonde Redhead.&lt;br /&gt;Prenez des biscuits secs sans sel au blé et à la figue (je ne m'y connais absolument pas) et bonne lecture.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;1) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Splendeurs et misères (et/ou vie quotidienne) d'une princesse (classique ou moderne)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;01&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;NICOLAS&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ( &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://http//herbesfolles.canalblog.com"&gt;http://herbesfolles.canalblog.com&lt;/a&gt;&lt;a href="http://http//herbesfolles.canalblog.com"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;a href="http://http//herbesfolles.canalblog.com"&gt; &lt;/a&gt;) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Être une princesse, c'est se réveiller de trop de silence et d'un soleil parisien. Mettre le disque de ParaOne et lire. Immortalité littéraire en avant goût de la journée : Proust, dont elle fréquente la descendance de temps à autre devant des canapés de saumon suédois, l'enchante à tous les coups et lui fait commencer au mieux la journée. Délicatesses actuelles échangées, avec Préciosité mais sans ridicule, avec Sofia Coppola au petit déjeuner, quelque part dans Paris, discussion personnelle pour commencer, les sorties de la semaine, au gré des rencontres et des désirs. Macaron framboise ou pistache, thé Ladurée, beaucoup de simplicité et de goût : être une princesse c'est surtout bien aborder ses journées…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Echanges brefs avec Corinne Roithfeld chez Dalloyau devant la salade nordique, à midi, idées, trouvaille, désir. Une rue à traverser, puis, balade dans les jardins du Luxembourg, une princesse n'est pas reconnue puisqu'on ne s'attend pas à la voir s'intéresser à George Perec sur un banc en tout début d'après-midi, s'interrogeant, révant , imaginant, ce qu'est l'existence des nombreux quidams qui passent, avec les mêmes iPod fluos que le sien, perdus, comme elle, dans ce qui est la bande son de leur vie…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Balade à pied dans Paris, écoutant de l'électro parisien, seule musique actuelle à arriver à représenter ce qu'est Paris, son ambiance, sa beauté froide, l'admiration que provoque la somme de tout, cette lumière grise mais puissante, violente…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;En milieu d'aprés-midi une voiture vient la chercher direction CDG, la vie d'une princesse inclus nombre de destinations inconnues et extrêmement fréquentes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Chez Paul elle se laissera tenter, gourmande, par la tarte à la coco avant d'embarquer… Devant les hommes d'affaire anglo-saxon, elle dégustera un Dom Pérignon lisant, pour la troisième fois de la journée, se penchant sur Nietzsche comme sur Colette, curiosité sans pareil, elle s'amuse de l'ignorance de ces gens sur sa condition, elle sait, elle, qu'à l'abris du doute, de la crainte de l'avenir, elle pourra passer sa vie à essayer de la comprendre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;N'est ce pas là que l'on peut différencier une princesse aujourd'hui, les personnes pouvant s'enorgueillir de ce titre sont celles qui répondent aux question qu'elles se posent, sur elles-mêmes et leur rapport au monde qui les entoure, sans se soucier de quoi que se soit, sans en conclure quoi que se soit, sans partager plus qu'il n'en faut, sans mépriser ou dédaigner plus qu'on ne leur demande, sans être exeptionelle, sans être banale, forcément…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Stella&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt; J'étais en vacances au bord de la mer, d'ailleurs il a plu pendant deux semaines. La maison était près de la mer. Je recouvrais mes jambes de sable et j'attendais la pluie. J'étais presque seule. La mer l'hiver. J'étais seule en réalité. Je n'avais pas à parler, ni à vraiment m'habiller. J'étais presque nue. Je fumais des cigarettes, mon frère faisait pareil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Un après-midi, nous avons voulu nous travestir, nous sommes allés au grenier avec un transistor rouge. Et on s'est couchés dans les froufrous puants et on nageait presque dedans. J'ai maquillé Tom devant l'immense miroir étamé en face de la porte et il m'a corsetée. Il s'est affalé sur le divan dépouillé et je lui ai tourné autour en grinçant sur le plancher. Et puis je me suis dirigée vers une pile de livres et de documents. Il m'a poussée en gueulant et je me suis écroulée. Alors j'ai vu un petit carnet rose à pois dorés. Le rose avait fané. STELLA. Y'avait écrit "STELLA" sur le carnet rose à pois dorés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;11 Mai 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dans un an je suis mariée... Il faut que je maigrisse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;J'ai refermé le carnet. A table, j'ai enfin adressé la parole à ma grand-mère. Elle avait fait des tripes. Qui est STELLA, j'ai demandé. Elle a dit qu'elle ne savait pas. Qui est-elle, quelque chose est à elle chez toi, j'ai insisté. Elle a dit que STELLA était peut-être une vacancière. STELLA est une vacancière de 1997, elle est venue fumer des cigarettes, se plonger dans une eau sale et se déguiser dans le grenier de ma grand-mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;J'ai mis de la musique et j'ai commencé à lire le carnet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;11 Mai 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dans un an je suis mariée... Il faut que je maigrisse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mon père travaille dans une entreprise de roulettes de chaises de bureau. Il a de grosses responsabilités et il voyage beaucoup. Un jour, il est parti en Afrique et puis il s'est retrouvé sur une île. Minuscule comme un bouton pubescent fiché sur l'Océan Indien. Je ne trouve pas cette île sur la carte et je vais pourtant y passer le reste de mes jours. C'est une royauté, elle s'appelle avec beaucoup de voyelles, surtout des "O", trois ou quatre. Donc il y a 20 ans, mon père qui vend des roulettes et qui devait être ivre a passé un accord avec le chef de l'île. Je suis promise à son fils, dans un an je serais mariée avec lui. J'ai appris ça hier lorsque j'ouvrais mes cadeaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Cette histore est absolument ridicule, JE NE PEUX PAS être princesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;14 Mai 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comment être une princesse quand on pèse 98 kilos?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je suis grosse, je suis énorme. Je ne suis pas vraiment complexée, je m'en balance en fait. Je porte ce que je veux et on se moque de moi. Les gens voudraient que je me cache, que je porte du noir, des vêtements amples. Mais comment cacher 98 kilos? J'aime le rose, j'aime les matières synthétiques. Comment être une princesse quand on pèse 98 kilos? Ca n'existe pas. Il va falloir que j'assiste à des cérémonies, que je caresse les cheveux des enfants, que je fasse des trucs humanitaires. Je pense que mes 98 kilos ne sont pas diplomatiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;26 Mai 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comment être une princesse quand on est une trainée?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La première fois que j'ai fait l'amour, j'avais 14 ans. Le type m'avait emmenée chez lui et il s'est mis tout nu. Il était maigre, imperbe, et son pénis était parcouru de grosses veines moches et terrifiantes. J'ai ri, j'ai beaucoup ri. Il m'a dit: déshabille toi aussi. Et je me suis déficelée, je me suis étalée sur son lit. J'ai attendu qu'il vienne sur moi. Il a mis du punk et il est venu sur moi. Après j'ai couché avec d'autres garçons. Plus j'ai grossis, plus j'ai couché avec des garçons. Ils glissaient leur corps malingre entre mes grosses cuisses et mettaient doucement leur tête entre mes seins. Parfois, ils s'endormaient comme ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;En ce moment je vois quelqu'un. C'est un homme marié, il travaille dans la vente par correspondance, il a une petite fille. Il aime beaucoup la musique. Il me fait écouter plein de choses, des vieux trucs et il lit Télérama alors il aime la Folk. Nous ne sortons pas souvent, mais ça nous arrive. La dernière fois, j'étais avec lui dans un parc du centre ville et un garçon a crié: "Trainée!!". J'ai couché avec ce garçon avant et puis j'ai couché avec un ami à lui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comment être une princesse quand on est une trainée? Je ne veux pas qu'on crie "trainée" devant l'héritier de l'île du bout du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;12 Juillet 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comment être une princesse quand on est bête?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mon père dit que je suis grosse et simple. L'héritier ne m'a jamais vue, mon père a envoyé une photo bidon il y a 3 ans. Je vis petitement, il dit. Mais lui aussi, il vit comme ça, évidemment. Je ne sais pas. J'ai toujours eu de très bons bulletins. Maman dit: "Estelle, c'est une fille qui ne se pose pas de question". Oui, c'est vrai. Pourquoi devrais-je d'ailleurs? Les gens qui reflichissent sont tristes, chiants et pâles. Ils sont là, à refaire le monde en fumant des joints. J'aimerais qu'ils sachent qu'ils n'y pourront rien sauf si ils tuent des gens peut-être. Papa veut que je me cultive et que je maigrisse. Alors, j'ai acheté des livres. Si je suis cultivée, j'aurais l'air intelligente. Si j'apprends les bonnes manières, on verra moins mes 98 kilos.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Parce que... Comment être une princesse quand on est bête? Il faudrait que je puisse discuter, argumenter lors des repas. Et si je rencontre des diplomates? Et si je passe à la télé?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;27 mai 1997&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mes affaires sont prêtes. Je quitte la mer et c'est tant mieux. Demain, nous prenons l'autoroute et après-demain, je commence mes régimes. Papa, ne veut pas me montrer le garçon que je vais épouser mais il me dit qu'il est beau. De toute façon, je le laisserai avoir autant de maitresses qu'il veut. J'ai repéré une écharpe bleue turquoise en véritable plumes d'autruche dans le grenier de la vieille. Faut absolument que je pique ça.&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tt&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-404036756653257408?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/404036756653257408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=404036756653257408' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/404036756653257408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/404036756653257408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/04/grace-kelly-01-les-textes.html' title='GRACE KELLY - 01 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-1571322471932821726</id><published>2007-04-08T10:01:00.000-07:00</published><updated>2007-05-08T11:46:01.594-07:00</updated><title type='text'>GRACE KELLY - 02 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Welcome to violence: la journée de la violence (subie, infligée, observée par le personnage)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;EVA LEONARD&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi du plus fort. On a toujours dit qu’il fallait être un tueur pour y arriver, alors depuis tout ce temps on aiguise son couteau, on sert ses poings et on y va un peu à l’aveuglette. On se prend un peu pour des guerriers en croyant qu’on livre un réel combat permanent. On trouve une sorte de jouissance à cela, un pouvoir à la vue de la souffrance de l’autre, un peu de sang et voila le nirvana. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La lutte commence très tôt, n’importe où, il suffit que le cœur batte et c’est déjà la guerre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour tenter d’y remédier on a inventé la douceur.  C’est une sorte de truc factice qu’il a bien fallu trouver pour qu’il y ait un contraire au mot violence, tout ça c’est qu’une question de dictionnaire équilibré finalement. Ils sont pas allés chercher bien loin, l’orthographe aurait du nous aider à flairer le coup. Douceur, moins un C plus un L et voila que débarque la douleur. On essaye de cacher la vérité. Le soleil sur la peau brûle, tape, cogne, je parle même pas de l’eau. Que de belles histoires. On adoucie les choses. La seule vraie ennemie, la sournoise, l’insupportable, la perverse, c’est la lucidité. Ouvre les yeux, et que la fête commence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;EMPIRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Martha &amp; Faustine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; 23H00                                                                                                                                                                                                                                     "Habille toi comme une pétasse", avait ordonné Faustine au téléphone. Etre habillée comme une pétasse, c'était simple. En avoir l'air, avec la gueule immaculée qu'elle se payait était plus difficile. Pas question de se la jouer Lolita de seconde zone. Martha opte pour un mini short en coton bleu indigo et la paire de bretelles élastiques qui va avec. Elle hésite entre un haut de maillot de bain en lycra - un bandeau avec un cerceau en métal au milieu - et une brassière classique. Elle choisit le bandeau. Tennis en toile jaune pâle Décatlon et veste en jean avec Ipod glissé dans la poche gauche du short. Hype, conne et Jalouse. Un bracelet en rufia, une chaine en toc et un sac doré de danseuse de revue parachèvent l'ensemble. Elle embrasse Nanny qui lui dit qu'elle ressemble à Cyndi Lauper et lui file 40 euros pour un taxi. Faustine l'attend devant le portail. Robe bustier mauve, banane verte et bottes de cuir blanches. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ma mère m'a filé 100 euros pour le taxi... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Martha rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique s'entend à trois patés de maison de celle de la connasse irlandaise. Martha et Faustine grelottent sur le troittoir en tentant de balancer les hanches recta. Les gens s'entassent dans le jardin rectangulaire et plein de mégots. Lorsqu'elles entrent dans la maison, elles se sentent légèrement asphysiées puis allument un joint. La musique est forte, les gens parlent, marchent, dansent, s'embrassent et se droguent fort.                                                                                                              &lt;br /&gt;La pouffiase arrive et saute au cou de Faustine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Heeey! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Bise à droite, bise à gauche. Blonde, odorante, une paire d'escarpins rouge vif. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ca va? Tu es super jolie ce soir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle se tourne vers Martha. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Salut, j'suis Kaori. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle tend ses joues dégoulinantes, Martha tend sa main dans un imperceptible mouvement de recul. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Pardon? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Martha lui donne son blouson et sa pochette nacrée d'or. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Je m'appelle Kaori, et toi c'est Martha, c'est ça? Faustine m'a parlé de toi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle regarde Martha de long en large en s'attardant sur son torse presque nu. A l'annonce du prénom, cette dernière explose de rire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Pardon, pardon. Oui, euh, salut. Ton père est écossais alors? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ben non, il est breton. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle a l'air perplexe deux secondes puis sourit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Prenez un truc à boire les filles, c'est par là. Matthias n'est pas encore arrivé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle fait la moue puis sourit. A l'annonce du prénom, Martha frémit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Qu'est ce que tu es mimi Martha! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Son sourire oblitère définitivement toute forme d'intelligence susceptible d'exister au coin de ses yeux noisette. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ah! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Martha et Faustine se fondent dans la masse remuante, l'oeil oblique pour vérifier que l'irlandaise au prénom qui refoule le monoï ne les suit pas. L'atmophère condensée par la fumée et les effluves capiteuses les fait tatonner, trébucher sur des verres vides, écraser les pieds. "Pardon, pardon". "Bouge!". Elles arrivent devant la table où sont disposés les bouteilles d'alcool et les jus de fruits qui vont avec. Martha attrape deux verres qu'elle rempli à moitié et agrippe citron vert et salière. Elle donne son verre à Faustine avec un petit quartier de citron prédécoupé et la regarde, elle l'attend. Un, deux, trois, elles descendent la téquila shot mal calibrée en moins de deux. Une seconde. Une troisième. Faustine sert la quatrième, puis leur attribue à chacune un verre plus académique. Du gin kas.                                                                    &lt;br /&gt;- Electro pop time! crie un garçon bouclé.&lt;br /&gt;Le verre de gin finit de les vivifier, l'alcool les scotche à la piste de danse et les encolle aux gestes du reste des invités. Il bordélise les idées et les pas emmaillotés dans le petit espace qu'elles se sont accaparé. La danse détourne leur attention une bonne heure, puis, impatientes, elles se déconcentrent.                                                                                                                                                                               &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;02H00                                                                                                                                                                                                                                          Au bas de l'escalier, Martha discute avec un mec de pacotille, un verre d'alcool et une cigarette à la main. Kaori l'agrippe brutalement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ou est Faustine? Elle demande, en tombant presque. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Son sourire stupide a disparu. Finalement, aucune sorte d'intelligence ne transparait sur sa face rougie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Dans le jardin. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Matthias est làaaa! Et il est seul. Tiens, regarde, c'est lui avec le polo noir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle montre du doigt un garçon avec un polo Fred Perry noir et des cheveux mi-longs. Il est grand. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Bon lâche moi, je vais chercher Faustine! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Okay, okay. Tu as vu Clémence? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Une grosse? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Non! Laisse tomber... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Elle s'éloigne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - New wave tiiiime!!! Crie le garçon bouclé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Faustine est allongée sur l'herbe, les jambes repliées, la robe indécente, les yeux à l'affût de la moindre lumière qui pourrait s'apparenter à une étoile filante. Martha hésite avant de la déranger. Elle est si paisible avec sa tête qui balance un peu, gauche, droite, puis yeux de nouveau rivés au ciel. Elle se couche à côté d'elle et attend que celle ci la remarque. Elle compte: 1, 2, 3, ..., 12. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Oh t'es là? Ma tête tourne, tourne lentement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ca va? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Oui. Et si les gens et la musique disparaissaient, là, tout d'un coup? Et ben, on serait que toi et moi à penser à tout et à rien.                                                          &lt;br /&gt;- Oui, oui, euh, en effet.&lt;br /&gt;- Cigarette? Martha prend la cigarette que lui tend Faustine. Elle pense à Matthias, elles doivent y aller. Elles fument. Elle ne sait plus. Elle pourrait ne rien dire, elles resteraient là, dans le jardin. Il n'est pas vraiment necessaire qu'elle ajoute quoique soit, elle dit tout de même:                                                                                 &lt;br /&gt;- Matthias est là. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Qui c'est? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Faustine se recoiffe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Le fils de pute. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Oh. Il est comment? Et Lou, elle est où? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Grand. J'sais pas où elle est Lou, Kiki va l'appeler il me semble. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Ah oui, c'est vrai.                                                                                                                                                                                                                            - On y va? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Ouais! T'es sûre que tu veux le faire? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Oui, Réponds Martha. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;03H00                                                                                                                                                                                                                                           La chambre d'amis se trouve au fond du couloir. Il a suffit que Faustine et Martha, lui parlent rapidement, l'allument un peu, l'écoutent beaucoup, jouent langoureusement les lesbiennes et le garçon facile les a suivies. Matthias, bâfreur et confiant, les regarde onduler sur la moquette beige en se tenant la main. Son regard est désagréable, il se sent même de dos, ce mec est désagréable tout court et tout en longueur. Il entre dans la chambre, embrasse Faustine puis touche le ventre de Martha en tirant sur ses bretelles. Il évalue ensuite rapidement les lieux avec un sourire béat. Lorsque les deux filles se mettent à l'attacher, il se laisse faire. Il se retrouve allongé, poings et pieds liés. Il est content, il attend. Faustine saute sur le lit et remue frénétiquement la tête, ses cheveux longs, bouclés, violents, volent. Le garçon rebondit à chaque saut. Elle chantonne décalée sur la mélodie du bas où les gens s'amusent et ignorent quels connards méprisables se trouvent parmi eux. Lui, il attend et commence à s'impatienter. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Allez! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Martha sort de sa poche un petit sachet en plastique d'où elle extrait une poudre blanche et cristalline. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Lou tape? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Martha demande ça à Faustine qui répond un: "Oui.i.i.i" ondulé pendant qu'elle se dirige vers le bureau. Elle couche alors l'ensemble du contenu qui forme un tas sur la map monde en plastique. Elle ne sait pas comment elle doit faire, c'est la première fois, elle a toujours trouvé ça trop nappy. Ringard. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Lou? Elle vient? C'est quoi ce bordel?! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Oui elle vient, on va bien s'amu.u.u.ser, j't'ai dit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Détache moi! Tout de suite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Faustine continue de sauter, Matthias frétille. Martha le regarde, crispé, en train de se dire qu'il y a quelque chose d'anormal. Il était temps qu'il se rende compte que la situation était louche. Il était strictement impossible que deux filles comme elles s'interressent à un garçon comme lui. Qu'est ce qu'il avait pû être présomptueux, là, lubrique, à croire qu'elles allaient se mettre à quatre pattes pour lui. Elle lui dit de se taire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Tais-toi un peu, s'il te plaît. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A l'aide de sa Carte Vitale, elle procède calmement à la division de la poudre en lignes grossières mais parfaitement égales. A peine cinq. Elle recommence pour parvenir difficilement à sept lignes fines, puis ouvre le second petit paquet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - C'est bon, Faustine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - 'Kay. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle bande les yeux du garçon et la rejoint au coin de la pièce, Martha lui file une paille phosphorescente et Faustine sniffe. Une, deux lignes pour commencer. Martha la suit et s'en balance trois. Alors Faustine marque un temps d'arrêt pour voir si quelque chose se passe. Il ne se passe rien. Elle titube, elle est bourrée, si il se passait quelque chose, elle ne saurait pas le reconnaître. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle remonte sur le lit et assème joyeusement le premier coup à Matthias. Il hurle. Martha se cale contre la tapisserie jaune, s'enfonce, s'emmure, se courbe, se ratatine. Elle allume son Ipod et augmente le son, très fort. Un coup dans le ventre, trois autres dans les côtes. Debout, desaxée, Faustine fait comme si elle voulait enfoncer les talons de ces belles bottes dans les tripes du type. Elle semble véritablement en colère, c'est rare. Elle perd l'équilibre et tombe du lit lorsque quelqu'un frappe à la porte. Martha retire l'écouteur droit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - C'est Lou. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Faustine dévérouille la porte. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Salut les pétasses! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Lou entre en zigzaguant, une bouteille de Vodka colorée de jus d'ananas à la main. Elle embrasse ses deux amies. Elle ne voient pas tout de suite Matthias, ou plutôt, en entrant, elle a oublié ce qu'elle avait bien pu venir faire dans cette chambre, loin de la fête qui bat son plein. Taper un peu coke? Ah oui, elle se rappelle. A la question: "Qu'est ce que Lou est en train de faire?", on pouvait répondre sans risquer de se tromper: "Lou? Elle est juste en train de s'autodétruire, là.". Parce que, à chaque heure de la journée, soit elle se droguait, soit elle s'auto-mutilait, soit elle se tapait une crise d'anorexie ou de boulimie, soit elle se faisait avorter, soit elle traînait avec des types louches. Matthias est allongé et geint. Elle se demande si c'est bien lui, ce mec effrayé et désormais à sa merci qui l'a frappée la derniere fois, si c'est ce type sans défense qui l'a terrorisée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Salut connard. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le connard en question crache un truc que Martha n'entend pas, Faustine commence à le chatouiller. Lou la stoppe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Attend! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle se penche sur Matthias, lui souffle quelque chose à l'oreille que personne ne saisit complètement. Elle boit. Un "sale pute" fuse. Elle se retire. Faustine continue. Martha, remet l'écouteur et mentonne vers le bureau en dessinant un quatre avec ses doigts. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Parfait, dit Lou. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Martha n'entend plus rien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Lorsque Faustine s'arrête et s'ejecte du lit, Martha tape sa dernière ligne et finit la bouteille de Lou. Elle perd la tête, perd l'équilibre et va s'échouer en califourchon sur Matthias. Elle fait mine de souffrir tellement elle aime Barbara Mason. Elle a peur. Elle éteint le baladeur. Il tremble, il a mal, son tronc continue de se débattre, ses pieds et ses poignets continuent d'être maintenus. Malgré tout, elle décide de retirer le foulard qui lui bande les yeux et le regarde. Il faut qu'il la voit, il faut qu'elle le voit. Des goutes salées perlent sur le visage blafard et déformé du garçon. Elle passe ses mains sous son tee-shirt et retire ses yeux du visage sudorant pour poser son oreille sur son torse. Boum, boum, boum, boum. Il suffoque, il halète, il respire comme un animal, il dégouline. Le constat est dressé, la décision prise. Entre ses doigts, il n'est plus personne, un amas de douleur puant seulement. Martha le gifle doucement. Le visage s'anime davantage pour se réduire à un regard éffaré et implorant. Elle le gifle plus fort, elle le gifle deux fois encore. Lou rigole, la pièce se brise et vole en éclat, la cacophonie du bas s'intensifie, l'engourdit. Le visage disparait, il se décompose, il fond. Ses paumes s'acétifient, ses gifles deviennent des coups de poing. Elle cogne, elle cogne, elle batèle, elle veut voir le sang couler, elle s'attèle, elle givre les lèvres, les fissure, effiloche la peau violette. Violet le visage, violet le tableau d'en face, violet la robe de Faustine, violet l'alcool, la drogue, la musique, la baise, les jardins où s'étend Faustine. Tout se viole et ses articulations la font souffrir. Elle devient violet elle aussi. Elle frappe encore. Lou vient l'arreter, Lou est violette. Elle reste là, bien installée sur Matthias, les mains étalées sur son ventre violacé. Puis ses yeux se recolorisent, Lou et sa robe rouge, son maquillage trop prononcé. Elle cherche Faustine, souriante, belle, rassurante, diaprée. Elle s'écroule sur la moquette, son amie lui glisse une cigarette au coin de la bouche et la lui allume. Elle lui carresse les cheveux, lui essuie le front, baise ses poings. Puis Martha s'abandonne, étalée en étoile de mer, toute gluante sur le sol cotonneux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Il s'est évanoui mais c'est bon, il respire. Martha, putain, t'es malade! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Martha se nicotine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - C'est bon, il va pas en mourir non plus hein. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - Martha fait les choses bien, dit Faustine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Lou ouvre la fenêtre et vomit. Puis toutes deux, chancelantes mais apaisées s'assoient en tailleur autour de Martha. La Martha aboulique et insensible, la fille qui fait les choses bien. Assouvie, paisible, plastifiée d'une couche d'assurance et d'un sourire satisfait. Elles explosent de rire. Le garçon se met à ronronner, à baver sur les draps, Kiki tape à la porte en hurlant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; 06H00 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les quatres jambes flageolent dans une pointe de jour morne. Faustine fait clac clac, Martha se traine en tenant ses poings bandés. Elles ne parlent pas, dégrisées, décoiffées, elles se contentent d'avancer droites dans leurs pompes. L'air est frais et les voitures, rares et rapides. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il se met à pleuvoir. Crachin ou averse, les giboulées de mars font mal aux reins. Martha ralenti mais Faustine accélère, elle lui prend la main, elle ne veut pas bousiller ses bottes. Martha suit puis double la cadence. Elles courent, courent pour aller plus vite que les voitures. Elles ferment les yeux, les rouvrent pour ne pas butter contre les troittoirs, se faire écraser en traversant. Pour se repérer aussi. Martha serre plus fort Faustine avec sa main douloureuse dont le bandage s'est fait la malle. Il pleut plus fort, elles courent plus vite, filent à toute allure. Le bar PMU où elle font parfois halte, Jeanne D'Arc, le Crédit Lyonnais, les arrêts de bus, les feux verts, rouges, défilent comme des diapositives. Le coeur bat vite, le corps remue, les jambes amortissent. Les mains de délaissent et se relacent. La pluie se mêle à la sueur, aux larmes de Faustine, aux liquides toxiques qui exsudent entres tous les membres. Elle les lave et les purifie, colle leurs cheveux aux joues. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sens la pluie comme un été anglais, entends les notes d'une chanson lointaine sortant de derrière un poster espérant que la vie n'est plus aussi longue, oooooh we Fade To Grey&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Faustine respire difficilement, trop de cigarettes et d'activité physique. Mais elle aussi elle coure, elle tient bon. Et Martha chante et se demande ce qu'elle a, là, sous la pluie. Qu'est ce que c'est que cette mélancolie au retour approximarif? Cette souffrance d'en dessous qui la suit perpétuellement se mêlant parfaitement à sa béatitude indissoluble et tyrannique? Elle court avec elle, elle s'intensifie, frappe dans la cage thoracique de Martha. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parfois j'assiste dans moi même à des pics de joie intense et, avec la même fréquence et la même force, à des pics de tristesse profonde. Parfois tout dans la même journée et là s'en est trop pour moi. Je ne me comprends plus. Je passe de l'hystérie joyeuse à la tristesse auto-destructive, pas même le temps d'une phrase, d'un morceau de musique. Je suis la femme hystérique de Freud. Je suis l'hystérie collective du canular de Welles dans un seul corps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rien de visuel n'est percevable, un léger voile brumeux simplement. Et les sons sont en désordre, enfermés dans les gouttes d'eau qui font splash, splash, splash. Martha et Faustine ne font plus attention aux feux depuis longtemps, elle se prennent les poteaux, les gouttières. Bam! Martha tombe et se relève aussitôt tirée par Faustine. Puis elle tombent toutes les deux et se redressent sans se défroisser. Devenir gris. Elles arrivent devant chez Faustine mais ne s'arrêtent pas. Elles tournent. Martha entraine Faustine, la tire, la pousse, est doublée, tirée, entrainée. Elles passent devant une ribambelle de putes qui baillent, Faustine fait "Oh!". Elle cesse de pleurer, elles cessent de penser, de chanter, elles filent, de plus en plus vite, de plus en plus discordantes mais toujours tout droit. Elle sont exténuées, essouflées, elles grésillent, elles rient en hoquet. Elles connaissent l'avenue par coeur et ferme les yeux. Elles passent au centre du monument aux morts, elles voient gris clair puis aperçoivent du vert. Elles se détachent pour se glisser dans le Jardin des Plantes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Enfin, Martha et Faustine dégringolent et s'écroulent dans l'herbe mouillée. La robe se dilue dans la mousse, la veste en jean verdit tant sa propriétaire se frotte pour tousser très fort. Faustine sort la ventoline de sa banane et s'en envoit quatre bouffées. Elle tend le tube à Martha qui n'en finit plus de rocailler. Elle se tourne ensuite sur le flanc près de Faustine. Celle ci continue de respirer mal, de faire un bruit pénible. Est ce que les vers vont les recouvrir? Elle pense à ça parce qu'elle a peur de l'herbe mouillée pour les vers et de l'herbe très haute pour les serpents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;F&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;boyaux étalés &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;d'yeux déchiqu'tés &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;je m'enivre au supplice &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;des idées, ces cruelles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;se disputent ma folie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;l'imagination en sus, pend mon être &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;aux matières du dégoût &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&amp; des râles désespérés expient en vain &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;l'horreur d'un mieux douteux &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;les terreurs &amp;amp; actes immondes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;où l'inceste torture des êtres chères &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;renie les bontés élémentaires &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;et la plus infime estime de soi &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;4&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;DIMNAÏNA&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Novembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Je suis rentré chez moi déjeuner. En sortant du métro j'ai croisé un type que ses deux potes tiraient par le bras. Le type avait le regard vide. D'ailleurs ses mouvements étaient vides aussi. J'ai pas compris. Les deux messieurs de T. (la compagnie du métro lillois) habillés tout en orange dans leur grosse parka financée par l'UE, n'ont pas compris non plus ; mais ils ont souri. Cinq mètres plus loin dans le couloir qui lie la station de métro à la gare grandes lignes, y avait tout un attroupement. Une femme parterre. Un mouchoir sur l'oeil. Elle s'est relevée, aidée par les autres. Y avait plein de sang par terre. Un mec derrière moi maintenant, a gueulé "Tu vas porter plainte hein ?". Les gens ont dit des phrases. J'ai compris qu'ils étaient indignés. J'ai regardé au loin les trois types qui s'en allaient machinalement, au premier sens du terme. Les deux bonshommes en orange avaient arrêté de sourire. J'ai continué à marcher. Le type au regard vide venait de balancer un coup de poing dans l’œil de la femme ; si fort qu'elle était tombée parterre ; si fort qu'il y avait plein de sang parterre. En attendant dans la queue pour prendre mon billet pour Paris Nord pour la semaine prochaine, deux filles indigènes parlaient, avec l'accent. L'une a dit "non mais mdr quoi". Je ne l'avais jamais entendu en vrai. Elle a dit à sa copine aux cheveux violets que la meuf n'avait rien fait, n'avait même pas insulté le type. Elle parlait de la scène à laquelle je venais aussi d'assister. J'ai tendu l'oreille un maximum, mais j'ai pas compris pourquoi la femme s'était fait mettre à terre. Je suis rentré chez moi. En sortant de la gare un mec d'une trentaine d'année, habillé comme un pauvre, comme un clochard, m'a interpellé.&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Eh mec.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Ouais ? Désolé j'ai vraiment pas l'temps.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Non mais vas-y arrête-toi, n'ai pas peur putain !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- J'ai vraiment, vraiment pas le temps je te dis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Je fais le chemin avec toi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Qu'est-ce tu veux ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Bon... Je te demande pas un ticket resto..&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Ouais..&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Non mais laisse-moi parler putain ! Je te demande pas un ticket resto, je te demande pas un sandwich... Mais t'as pas un peu de monnaie ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Tiens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- T'as pas un peu plus ? Paie-moi un kebab ! S'te plaît !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Non non, j'ai pas de thunes moi non plus toute manière.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;- Allez merci quand même, bonne journée.&lt;/p&gt;                      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;Racket passif. Comme des potes À moi au lycée une fois. Bref. Je déjeune. Je regarde Dominique Voynet à la télé. Je me dis qu'elle a quelque chose de sexuel. Je me dis que putain j'ai un problème. Je prends mes sept bouquins sur l'Histoire économique allemande, je les fourre dans mon Eastpack rose plein de peintures, je m'efforce de mettre ce truc sur mon dos. Portable éteint, planqué dans ma trousse des Lakers, planquée dans mon sac. Ipod planqué dans ma trousse des Lakers, planquée dans mon sac. Je ressors. Je retourne à la gare, je repasse dans le couloir, les traces de sang sont toujours là. À la sortie du couloir - qui débouche dans la station de métro, cinq flics contrôlent deux petites racailles.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;Devant tout le monde. Je sais pas si on a le droit de regarder ou pas. Je ne regarde pas. Je cherche du regard je sais pas, le type au regard vide de tout à l'heure, arrêté par des flics, mais non. J'arrive devant le métro, il part juste. À côté de moi, une mamie avec un enfant. Soudain un type arrive de derrière, bouscule la mamie, se colle quasiment contre la porte vitre. Je regarde les autres autour de moi. Ils sont aussi choqués. Ou bien ils ne le sont pas. Je ne sais pas. Je cherche quelque chose dans leur regard, mais je ne trouve pas. Soudain (pour la deuxième fois oui), le type, entre-temps rejoint par sa compagne, donne un grand coup de tête contre la vitre. En poussant un cri sourd, silencieux. Je regarde encore les autres, mais je ne vois rien dans leur regard. Le métro arrive, je vais à une autre porte pour rentrer. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;J'arrive à destination. Je vais à mon école. Arrivé au croisement de la rue de Trévise, je me souviens. Hier, j'ai sursauté en voyant sur le trottoir quelque chose d'horrible, à l'endroit où j'arrive bientôt. Un chat, mort. Mort, mais tout raide. Un chat raide mort, comme dans les dessins animés, complètement figé, et tombé sur le côté, les pattes parallèles au sol. Un chat sans plus aucun poil, juste la peau. Gris, marron, sale, maigre. Je passe le coin de la rue, et je fais BIEN attention à ne pas regarder sur le trottoir de gauche, où j'ai eu cette vision d'horreur. Je cale bien mes yeux sur le trottoir de droite, où je marche. Là, c'est étrange, plusieurs choses en peu de temps : j'aperçois le chat sur mon trottoir, et je me rends compte que cette fois il n'a plus de volume, il est plat, écrasé, il est plus proche de moi encore, puis j'ai peur, je suis dégoûté, puis j'en ris intérieurement, parce que je me suis bien fait avoir, puis j'essaie de regarder déjà derrière moi, dans le reflet de la vitre, le chat mort et écrasé et vidé. Je ne l'aperçois pas. Tout ça en une seconde. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;À la bibliothèque, je retrouve un ami. Je m'installe, sors mes livres, travaille un peu. Je vais un peu sur un ordi. La meuf en face de moi, sur un autre ordi, me regarde. Au bout de quelques minutes elle s'étire, lève les bras, si haut, qu'ils sont en arrière. Je regarde ses seins. Elle porte un pull rouge, et je vois ses tétons qui ressortent. Je retourne travailler. Avec mon pote on mate un peu les quelques filles potables qui sont restées un vendredi soir à la bibli de l'école : il y en a peu, très peu. K., une meuf qui vient de Pologne, a un visage de neige, on tombe d'accord pour dire qu'on oserait même pas la baiser, tellement elle inspire la pureté. Elle n'est même pas sexuée, juste, parfaite. Une petite passe, avec des lunettes roses et un regard de gamine, on mate son cul dans son pantalon noir, à notre surprise, elle est bandante. Mon pote me montre une meuf à côté du rayon Sociologie, il me dit qu'elle est folle de travail, qu'elle bosse tout le temps, mais qu'il a la certitude que c'est une grosse cochonne. Je ne sais pas quoi répondre, je crois que je suis d'accord avec lui. Je me dis que je n'ai pas touché une fille depuis deux mois. Trois heures plus tard, on écrit au marqueur sur des feuilles de couleur des extraits de livres d'un auteur mort y a quelques semaines. On va les afficher dans l'école. On sort, on se dit à demain. Je repars, je repense au chat mort. Au chat qui donne l'impression tellement il est mort, qu'il n'a jamais été vivant. Deux paires de filles devant moi vont aussi vers le métro. Je change direct de trottoir, je ne VEUX plus tomber encore nez à ventre asséché avec ce maudit félin. Je vois la première paire de fille restée sur le mauvais trottoir, arriver devant le chat, l'une des deux crie, bondit en arrière. Puis passe et contourne en courant. La seconde paire de fille court me rejoindre sur le trottoir de droite. &lt;/p&gt;                  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;La nuit tombe je crois à ce moment-là. Au métro, une bande de racailles attend aussi. Le métro arrive, je m’écarte, pour monter ailleurs. La bande se sépare, limite un par porte quoi. Je suis fatigué de tout ça. Je me regarde dans la vitre du métro. Aujourd’hui, j’ai mis entre parenthèses une amitié qui m’importait et c’est difficile, aujourd’hui, j’ai appris que je ne pourrai pas aller avec ma meilleure amie dans son île pendant les vacances et c’est très difficile, aujourd’hui, je me suis rendu compte que je n’avais pas été bourré depuis six jours et c’est insoutenable. Je sors de la gare, un type sale avec un bonnet s’approche de moi, avant qu’il ne parle je lui dis n’avoir pas de monnaie et être désolé, il ne me regarde même plus et est parti le visage infiniment sombre vers un autre passant. Je suis rentré chez moi. J’ai mis le chauffage, j’ai regardé Bayrou président ? sur ma table de salon. Puis je me suis tourné vers ma fenêtre. J’ai cherché la lune dehors, je ne l’ai pas trouvée. Alors je l’ai inventée, et j’ai regardé la lune imaginaire, avec insistance, pendant quelques minutes. J’ai voulu qu’elle me sauvât. Je l’ai voulu très fort. Et puis non. Alors j’ai allumé la télé, allumé toutes les lumières de mon appartement, mis la radio, branché mon ipod, et mon ordi. Et tout n’avait plus qu’à recommencer.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;J.B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Note introductive au texte:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"A lire à haute voix, un peu dans le style de Christian Prigent". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;9minutes prises au hasard sur les 160minutes d'une conférence de Christian Prigent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ces 9 minutes ont été découpé en 20 parties égales, d'environ 27 secondes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dans ces 27 secondes trois mots/phrases sont prises à partir desquels le texte est écrit tout en gardant obligatoirement quelques termes redondants de Prigent. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;[  53,91 – 80,86 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Froid quand même, un peu froid, voilà, tu te retrouves dans le néant; tout autour de toi flotte une odeur de souffre, tes yeux piquent mais tu ne peux fermer tellement ce que tu vois est beau; le vrai monde, celui où les humains ne peuvent acceder. Mais tu es encore trop faible, tu n'es que sentiment; pour passer les grilles il faudra se débarasser de mémoire, il faudra faire appel à la haine qui se cache derrière ton dos, il faudra supporter ce souffle dans ta nuque. Pour acceder à ce pouvoir, tu baiseras ceux qui t'entourent, tu baiseras ce qui t'entoure, ton vit sera ensanglanté, tu lécheras son sang corrompu; tu n'auras jamais été aussi proche du céleste. Les portes te seront bientôt ouvertes pour que te puisse savoir l'oubli, pour que tu puisses voir aveuglément. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;N'aies pas peur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tu es la terreur.  ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;IRIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Sans titre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai passe la nuit sous un pont avec ce mec à San Francisco ; il a pas de maison où habiter alors il dort sous une route qui est sur un pont. Le pont tient sur des sortes d’énormes piliers. Il a calé une poutre contre le pilier, et il a tendu une bache sur la poutre. La nuit, la poutre tombe tout le temps sur lui, et le reveille douloureusement. Il la remet en place, et il se rendort. Cette nuit-là, il était malade, peut-être une overdose, ou une crise de manque, ou je sais pas quelle maladie. Je lui pose pas de questions, il a le droit de pas vouloir me dire. J’espère que c’est pas contagieux, c’est tout. J'espère que c'est pas l'hépatite C. Rebecca m'a dit que l'hépatite C est fréquente chez les clodos. Il était vachement malade, il grelottait et il avait mal au ventre et je suis restée à m’occuper de lui toute la nuit. Il a des couvertures que son pote lui a prêtées ; son pote, c’est un mec qui vient des Philippines, qui s’est construit une meilleure cabane, juste a côté de lui, sous le pont. Son pote Filipino prend du speed, je le sais parce qu'une nuit je suis restée discuter avec lui dans sa cabane, il inhalait du speed. Mais lui, je sais pas. Il me dit pas. Je l’ai jamais vu en prendre, en tout cas. Il a 22 ans. Ca fait longtemps qu'il vit dans la rue, peut-être 5 ans ou 7 ans. Il est né en Alaska. Je savais même pas que l’Alaska était habité. Je croyais que les Etats-Unis avaient acheté l’Alaska pour le pétrole et les mines ou des trucs comme ca. Je croyais que c’était carrément arctique. Il traîne toujours entre son camp sous le pont, la station de Muni où il fait la manche, et le Del Taco où les serveuses lui filent de l’eau, le laissent aller aux toilettes se laver, et lui donnent du carton et un marqueur pour faire son petit carton pour faire la manche. Son camp est près de la station des bus Greyhound, là ou tous les drogues et les clochards de San Francisco sont. L’autre jour, on est passés devant, et j’ai vu une nana qui avait des cicatrices vraiment bizarres sur son ventre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;07&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;UGLY VIXEN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille, difficilement, j'ai mal à la tête et je ne sens plus mon corps. Je regarde autour de moi, je ne distingue rien, puis j'ai l'idée très conne de me regarder. Oh mon Dieu, oh mon Dieu, c'est pas vrai, c'est pas possible, oui c'est ça je suis dans un mauvais rêve, ceci est un putain de cauchemar. Je ferme les yeux, les réouvre et rien n'a changé, je pleure et j'hurle mes les sons se perdent dans l'espace et rien ne se passe. Je vomis de nouveau et mes cheveux sont recouverts de gerbes. Ceci est forcemment une erreur et comme une gosse je me dis qu'en réessayant de fermer les yeux tout rentrera dans l'ordre. Mais je suis toujours dans le même état, sans bras, ni jambe, juste un putain de tronc. J'entends des pas. Un homme souriant s'approche de moi et me parle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Enfin, vous êtes réveillée mademoiselle, j'ai bien cru que cela n'arriverai jamais, puis vos cris m'ont réconforté."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je veux parler mais aucun mot ne daigne sortir de ma bouche alors j'hurle encore et l'homme souriant s'ennerve.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Cessez d'hurler ainsi sinon je vous arrache la langue avec une tenaille" , il sourit de nouveau, " ce qui devrait régaler mon chat Igor.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Bon maintenant que vous êtes calmée nous pouvons passés aux choses sérieuses. Commençons par regarder un peit film très instructif que je viens de réaliser. Pour être sûr que n'insultiez pas mon oeuvre en refusant de le regarder, je suis en train de vous installer un dispositif qui vous enverra un forte décharge électrique à chaque fois que vos paupières resteront closes plus d'une seconde. Vous êtes prête? Peu importe, començons" &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;"Lundi douze mars deux mille sept, il est exactement midi et vingt cinq minutes, un nouveau sujet s'est présenté à nous. Je vais minutes après minute vous faire vivre mon travail. Nous avons là un sujet femelle de type méditérannéen âgé d'une vingtaine d'années. Je vais maintenant procéder à son démembrement. Le but, dans un premier temps n'étant pas de la faire souffrir, mon travail se fera sous anèsthésie générale. J'ai décidé d'utiliser ma scie circulaire, elle a déjà fait ses preuves, il ne devrait pas y avoir d'incident, un sourire inquiétant s'affiche sur son visage, enfin, en principe."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La lame s'enfonce dans la chair à hauteur des cuisses et le sang gîcle. Pour éviter l'hémoragie et donc la mort du sujet, il aspire le sang et cotérise immédiatement. La jambe gauche finit dans un bain d'acide prévu à cet effet et la droite lui emboîte le pas. C'en est finit des jambes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;"Ah, dit faussement surpris, il y a un problème. Mais je l'ai peut-être fait exprès pour pimenter l'opération, il ricane bêtement, je vais pouvoir utiliser ma scie qui fonctionne à l'huile de coude", il tente vainement d'étouffer son rire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Le travail est moins précis, plutôt dégueulasse même, mais il prend son pied. Ses yeux brillent d'une lueur naturellement malsaine et terrifiante. Il jette le bras gauche dans l'acide et recoupe le droit au niveau du poignet. L'image s'obscurcit tout à coup, mais on entend toujours, comme deux corps très humides qui se collent et se décollent très très rapidement, un râle et l'homme parle enfin :" J'te baiserai quand j't'aurais finie et que tu seras parfaite. Pour l'heure t'es certes pas baisable mais t'es quand même sacrément bandante... merde, j'ai oublié de couper le micro, tant pis". L'écran s'éclaire et il se rapproche d'elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;" J'espère que ce film vous a autant terrifiée qu'il m'a excité. Humm cette odeur de poulet rôti est absolument divine, j'en déduis que vous avez essayé de fermer les yeux, quelle bécasse! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Bon passons à la suite, vous allez adorer."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Quatorze heures, le sujet est toujours en vie, il s'en sort même plutôt bien. Après l'avoir démembré je vais à présent procéder à l'extraction de ses dents." Pour être sûr q'elle ne puisse fermer la bouche il lui introduit un objet métallique qui lui maintient la bouche grande ouverte. Tout est donc prêt, il peut enfin commencer. Clac, une dent; clac, deux dents; clac, dix dents; clac, vingt dents; clac, vingt huit dents... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" Ah mince, il lui manque ses dents de sagesse, bon c'est pas grave, juste un peu de travail en moins, il lui tapotte le haut de la tête en souriant, vous avez de la chance, ce sont les plus douloureuses!"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Il nettoie soigneusement la pince, la range, aspire le sang et introuduit un gros côton imbibé de jus de citron dans la bouche de la fille. Elle ne cesse de pleurer mais il s'en moque, l'habitude certainement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" Je sais c'est douloureux mais c'est juste pour permettre une meilleure cicatrisation. J'aurais besoin de votre bouche dès que possible." Sur ce il lui fait un clin d'oeil sans équivoque sur ce qui l'attend.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;" Alors, récapitulons, je me suis occupée de vos jambes, de vos bras, de votre jolie petite main bien douce et bien docile ( second clin d'oeil sans équivoque ), il me reste vos seins et vos intestins." Elle le regarde de nouveau complètement horrifiée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" Je rigole voyons, je l'ai fait ce matin déjà et entre nous il y a beaucoup trop de sang dans les viscères. Et puis je ne suis pas très friand de chair humaine, j'ai été obligé de jeter les restes dans la ruelle. Regardez plutôt le résultat."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Elle tourne la tête et ce qui lui apparaît est insoutenable. Le corps, pareillement amputé, d'une fille de son âge baignant dans son sang. Ouverte du pubis jusqu' à la gorge, les yeux avaient quitté leur orbite, la machoire inférieure pendait et il ne lui restait plus ni dent, ni langue. Elle hurle de nouveau et il la gifle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" C'est la seconde fois que je vous préviens, si vous recommencez je vous fait subir le même sort, il lui attrape le visage et la force à revoir le carnage, et c'est la dernière fois que je vous mets en garde. J'espère m'être bien fait comprendre."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Elle s'arrête seulement de geindre mais continue à pleurer, à pleurer, à pleurer comme une vraie fontaine de pisse d'un quelconque connard alcoolique de merde ayant trop bu, c'est ainsi qu'il l'a appelée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Donc j'en étais à vos seins, je dois admettre qu'ils sont très beaux, permettez moi de les lécher avant d'y apporter ma petite touche personelle." Elle ferme les yeux, sans arrêter de pleurer et tourne la tête. Il lèche encore, en suce les pointes mais recommence à bander de nouveau et s'arrête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Non, non, non. Tout à l'heure quand ce sera fini je ferais les choses bien, pour le moment cessons de perdre du temps." Il attrape un crochet et l'enfonce dans le premier téton, le retire et y introduit un anneau puis fait de même pour le second. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;"Voilà, enfin prête. Comme vous êtes belle à présent, je peux maintenant m'offrir à vous. Ainsi vous me méritez totalement, nous allons pouvoir nous mélanger et de notre union je l'espère naîtra la perfection."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Tout en disant cela il tire doucement sur chaque boucle et approche son visage du sien pour l'embrasser mais elle refuse d'ouvrir la bouche alors il tire plus fort sur ses tétons. Naturellement elle s'ouvre en grand et il glisse sa langue à l'intérieur, assez proffondément pour l'étouffer presque. Ses larmes viennent se coller sur le visage dde son tortionnaire et ça, ça le rend dingue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Quoi? Tu pleures encore! J'ai travaillé dur pour obtenir ce résultat et te rendre plus belle que tu ne l'aurais jamais été et toi tu chiales comme une merde. Espèce de pute, sale ingrate..." Une gifle pour chaque insulte prononcée, au bout de la dixième il se calme enfin et recule.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Oui je comprends, tu as besoin de temps pour te faire à ton nouveau corps, mais ma patience a des limites et tu es en train de les dépasser, alors laisse moi poursuivre. J'ai pas que ça à faire."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Il l'embrasse de nouveau, elle se laisse faire, pensant certainement qu'il ne sert plus à rien de lutter. Elle ne sent plus la douleur de toutes façons, juste cette langue dans se bouche ravagée. Elle pleure encore, tout doucement, plus pour tout ce massacre mais parce que ça lui fait du bien, c'est tellement doux. Elle doit admettre qu'il embrasse bien, qu'elle aime ça et ça la répugne. Pourtant elle cesse d'user ses conduits lacrimaux, quite à crever autant prendre son pied. Elle décide donc de ne plus être une victime. A présent elle ne se laisse plus embrasser, elle embrasse aussi. ça le rend heureux, ça l'excite davantage et il se dit que c'est enfin le moment d'aller plus loin. Il ôte ses vêtements, oh en réalité c'est plutôt rapide puisqu'il ne porte qu'une blouse blanche maculée de sang. Une fois nu il prend une paire de ciseaux et lui sectionne délicatement les ficelles du string.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Lui aussi a déjà regardé des films pornos et lui aussi il sait comment faire crier une femme de plaisir. Seulement jusqu' ici ses partenaires n'ont été que des chèvres et des mortes alors il ne sait pas vraiment s'il est au point. Tant pis il fonce. Il monte sur la table et l'embrasse de nouveau, puis sa bouche se fraie un chemin dans son cou, c'est tellement fin et le sang sous la peau rend cette partie tellemnt chaude qu'il en est ému. Mais il continue; il ne va pas se laisser intimider par un cou! D'accord jusque là il ne les léchait pas il les tranchait mais c'est pas une fiotte pour autant. Il continue son périple et descend jusqu'aux seins, il souffle dessus puis les embrasse, sa langue est super agile, à tel point qu'elle commence à gémir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Elle est là, amputée, putain carrément démembrée de partout, édentée, les tétons percés et pourtant elle prend du plaisir avec le mec qui lui a fait subir tout ça. Syndrôme de stockholm ou désir exhacerbé dû à sa virginité? Elle sait qu'elle va mourir et rester vierge la terrifie bien plus encore. Elle aimerait pouvoir parler pour lui dire qu'il y a d'autres zones à explorer avec sa langue mais elle n'en a pas besoin. Il descend lentement le long de son ventre, léchouille mollement le nombril, continue sa descente et parmi les poils découvre le sexe encore vierge de la jeune femme. Il n'en a encore jamais vu, aucune de ses précédantes victimes n'était vierge, de ce fait la virginité lui était apparu comme une légende. Ce sexe encore neuf est une sorte de saint graal à ses yeux, une merveilleuse et inéstimable trouvaille. A tel point que son odeur, semblable à la plus délicieuse des fleur le fait presque défaillir, mais il se dit que ce ne doit être rien en comparaison à son nectar. Alors il plonge sa tête entre ses cuisses, hum pardon, ses moignons et embrasse. Sous ses baisers le sexe prend vie et son coeur gonfle tel un fruit bien juteux, prêt à exploser et à être dégusté, ce qui arrive. Il le lèche, le suçotte, l'aspire et finit par pénétrer de sa langue l'entée du vagin. La jeune femme gémit de plus en plus fort, réspire de plus en plus vite et le plaisir commence à déferler en elle lorsqu'il s'arrête. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" Si tu me prends dans ta bouche je continue"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Ce fût tellement bon et intense qu'elle hoche la tête d'avant en arrière sans même réfléchir. Il s'accroupit au-dessus d'elle et enfonce sa queue entre ses lèvres, lentement pour bien la voir disparaitre petit à petit. Mais cela lui fait trop mal, ses gencives sont encore à vif, du coup il lui injecte un puissant analgésique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;" Dans une dixaine de minutes tu ne devrais plus rien sentir. En attendant on va pas rester là à rien faire, reprenons là où je t'avais laissée."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Sa langue est un outil bien trop puissant et il est hors de question qu'elle vienne avant. Toute vierge qu'elle est elle ne reste qu'une femme. Sa main lui semble être un bon relais. Il lui écarte les moignons et étudie mieux la chose. Le clitoris est toujours gorgé de sang, et le sexe est carrément trempé, il n'avait jamais vu ça. Il glisse un doigt dedans, c'est si chaud, si humide, si agréable en somme qu'il pense y introduire sa queue immédiatement. Il secoue la tête pour se raisonner, il le fera plus tard, son rêve c'est d'abord de se faire sucer par une vivante, ensuite de la baiser. Il est perfectionniste alors il fera les choses dans l'ordre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Le sexe est affamé, étrangement décontracté, au point qu'il en tète le doigt. Un second vient le rejoindre et l'hymen se déchire. L'homme est très fièr et ressort ses doigts pour les examiner, Il les regarde luir quelques instants puis lèche l'index avant de lui faire lécher le majeur plein de ses propres sécrétions vaginales et d'un peu de son sang. Il replonge ses doigts et tente d'y ajouter un troisième mais le vagin refuse de l'accueillir, tant pis il va chercher du lubrifiant. Le sexe et la main s'en retrouvent innondés et l'annulaire rentre désormais sans encombre, pareil pour le p'tit doigt. Elle n'en peut plus, elle secoue la tête dans tous les sens et elle hurle en langage édenté que c'est trop bon, qu'il ne doit surtout pas s'arrêter, qu'il doit y aller plus fort, lui il la soulève presque de sa main, commence à titiller l'entrée de l'anus de son pouce tout lubrifié lorsqu'il s'arrête net, encore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;" Ca y est les dix minutes sont passées!" Elle lui en veut pour la laisser en plan mais est assez excitée pour sucer le premier connard à sa porté qui lui demandera de le faire, ce qu'elle fait. Elle suce comme s'il s'agissait d'une bonne grosse sucette bien sucrée. Puis sans ses dents c'est quand même plus facile et elle s'y prend plutôt bien alors il adore évidemment. Il la tient juste par le sommet du crâne pour lui donner le rythme mais pour le reste elle n'a vraiment pas besoin de lui!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;En une violente poussée il s'enfonce dans sa gorge et gîcle des années de frustrations. Surprise elle a un mouvement de recul, excitée elle avale. Au bout de quelques minutes à peine il est de nouveau d'attaque. Il s'assoit de part et d'autre de la table et l'ampalle sur lui, sans bras ni jambe elle est quand même plus légère, donc plus facile à manoeuvrer. Le gland rentre timidement, y va franchement, le reste suit et il finit par la limer ferme mais ça ne lui suffit pas, il veut tout, maintenant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;" Ca ne t'ennuie pas si je te sodomise?"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Et sans attendre sa réponse il la retourne et s'enfonce dans son cul. Elle crie de douleur et de plaisir confondus, ce qui le rend fou de bonheur mais il a du mal à progresser dans l'anus minuscule. Il se dégage donc, saisit le lubrifiant et en met sur sa bite et sur le cul de sa belle. C'est beaucoup mieux. Il lui encercle la taille de son bras gauche pour la soulever et l'incliner davantage, quant à sa main droite elle pénètre toute entière le vagin. Ils remuent dans une danse affolante et synchronisée. Et quelques instants plus tard ils gémissent de plaisir dans une parfaite symbiose de leurs deux corps emmêlés...&lt;b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;PSHHHHH...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Arial; color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" - Mais qu'est ce que tu fais? Je t'ai déjà dit que la cassette de ta conception ne regardait que papa et maman. Au moins jusqu'à tes six ans, après on verra. Alors maintenant tu vas te brosser les dents, te laver les mains et veiller à bien enlever le sang et la peau sous tes ongles!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial; color: black;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;- Chérie, t'es pas un peu dure avec elle? Tu crois pas qu'elle est en âge de voir ça?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial; color: black;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;- Non, je refuse qu'elle me voit en train de pleurer, je ne veux pas la perturber et entraver son bon développement, elle est trop jeune pour le moment..."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-1571322471932821726?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/1571322471932821726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=1571322471932821726' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1571322471932821726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1571322471932821726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/04/grace-kelly-02-les-textes.html' title='GRACE KELLY - 02 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-4339703422502589516</id><published>2007-03-31T09:14:00.000-07:00</published><updated>2007-03-31T09:18:15.262-07:00</updated><title type='text'>POST- IT</title><content type='html'>Ce matin ma mère m'a dit "Ooooh, tu sens le caoutchouc de tétine et le pain chaud".&lt;br /&gt;C'est la raison pour laquelle, les prochains textes seront publiés le 8 avril.&lt;br /&gt;Je pense que je mettrai du vernis rose pour l'occasion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-4339703422502589516?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/4339703422502589516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=4339703422502589516' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/4339703422502589516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/4339703422502589516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/03/post-it.html' title='POST- IT'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-8871056094453927275</id><published>2007-03-08T04:27:00.000-08:00</published><updated>2007-03-11T01:29:26.445-08:00</updated><title type='text'>GRACE KELLY - LES SUJETS:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.robertkleingallery.com/gallery/main.php?g2_view=core.DownloadItem&amp;g2_itemId=17270&amp;amp;g2_serialNumber=3"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.robertkleingallery.com/gallery/main.php?g2_view=core.DownloadItem&amp;g2_itemId=17270&amp;amp;g2_serialNumber=3" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis passée devant une fenêtre où se trouvaient trois petits tas de livres. Il y avait une affiche: "Servez-vous, c'est gratuit".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lego fait des choses vraiment bien. J'en ai testé pas mal. J'ai adoré le bateau pirate. Dans l'histoire qu'on m'a demandé de raconter, j'avais tout mis: un pirate blasé par les massacres, des chevaux qui nagent, une base américaine sous la mer, des poissons mutants (c'était pas loin de la ville de Golfech)... Le petit garçon avec qui je jouais m'a repproché de ne pas avoir parlé de princesse. "Les filles, ça met toujours une princesse quelque part".&lt;br /&gt;Je sais pourquoi je n'ai pas mis de princesse dans mon histoire. La proportion des princesses-au-destin-tragique dans la population princière est énorme. Le titre de "princesse" est un facteur de risque, comme avoir un bébé après 40 ans.&lt;br /&gt;La princesse de Clèves finit bigote et rongée alors qu'elle aurait pu pimper le type le plus sexy de la cour, Princess Coo-Coo (amoureuse d'un éboueur nudiste) meurt de la rage après avoir testé la nécrophilie, le "marricide" et l'anthropophagie. Quant à la Princesse Diana, elle se crash dans les bras d'un homme vraiment très antiphatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne Rice érotise un maximun les princesses de notre enfance tandis que Bruno Bettelheim (Psychanalyse des contes de fée) les ramène au degrès 0 du "Viens bébé, on va faire du sex anal". Enfin, un type comme Guy Breton - le champion des livres qu'on offre comme objets promotionnels dans les colis de vente par correspondance (dans les 80's) - a certainement dû publier un truc du genre: "Les princesses et leurs problèmes gastriques".&lt;br /&gt;On parle donc souvent de princesses, pas seulement dans Voici et dans Public, et pas seuleument les auteurs un peu sérieux... DARING veut en parler aussi.&lt;br /&gt;"Rêvasser, sucer mon pouce, oublie&lt;br /&gt;Plonger dans un bain de mousse&lt;br /&gt;Détachée et sans secousse, fini&lt;br /&gt;J'aime me la couler douce, ouh"&lt;br /&gt;A propos, qu'est devenue Princesse Erika?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on inventait des journées de telle ou telle princesse-au-destin-tragique et que ces journées étaient des jours fériés, ce serait une avancée sociale plus importante qu'en 1936.&lt;br /&gt;La journée de la violence (qui serait un jour férié) serait un mix plutôt pas mal de la journée de la femme et de A Clockwork Orange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;Et toujours, le choix entre deux sujets:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Splendeurs et misères (et/ou vie quotidienne) d'une princesse (classique ou moderne)."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;2) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Welcome to violence: la journée de la violence (subie, infligée, observée par le personnage)."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-8871056094453927275?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/8871056094453927275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=8871056094453927275' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/8871056094453927275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/8871056094453927275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/03/grace-kelly-les-sujets.html' title='GRACE KELLY - LES SUJETS:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-4142479210733478625</id><published>2007-03-08T04:17:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T06:13:31.463-08:00</updated><title type='text'>NOTA BENE:</title><content type='html'>J'ai reçu quelques textes après la publication du corpus le 3 Mars. A propos de ça, non, cela ne me dérange pas de recevoir les textes "en retard", je les publie quand même. Les dates butoires, ça m'a toujours fait chier.&lt;br /&gt;Ceci dit, je préviendrai désormais quelques jours avant les publications, le but étant de poster les textes en même temps pour que tout ceci soit cohérent et pour que celui qui écrit ne soit pas parasité par une quelconque influence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-4142479210733478625?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/4142479210733478625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=4142479210733478625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/4142479210733478625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/4142479210733478625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/03/nota-bene.html' title='NOTA BENE:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-3159924105960354859</id><published>2007-03-03T02:24:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T10:52:45.624-08:00</updated><title type='text'>ANNA THOMSON - 01 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Donc! Daring publie ses premiers textes. Emotion.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Très bientôt, les prochains sujets.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Merci aux tout premiers participants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0); font-weight: bold;font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; 1) "Mon ami imaginaire est dépressif: ou comment un petit garçon règle (ou pas) les problèmes de son ami imaginaire et les siens par la même occasion."&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;01&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;FRANCOIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Mon ami Jonathan perce les parenthèses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'ai un putain de trou derrière l'oreille, la mince pellicule de peau qui le recouvre, là, n'existe pas pour moi, du moins je ne la pense pas assez ferme pour empecher un doigt, même ami, de la percer pour mieux épier l'intérieur de ma tête, et par le même crever. C'est une phobie comme une autre ou plutôt un complexe, la peur de se faire toucher l'oreille. Oui ça fait un peu retardé, avec la langue qui sort. Mon pote Jonathan, en plus d'avoir un nom de l'angoisse, est trisomique, enfin je crois, il a la langue qui goute l'air continuellement pour de vrai lui. Mais Jonathan ne me parle pas trop, malheureusement. Je ne parle pas beaucoup non plus. Je respire lentement aussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;02&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 0); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sullivan&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mon ami imaginaire est depressif. Ces derniers jours, il n'a plus goût au jeu et est peu bavard. J'ai décidé de prendre les choses en main. Je me suis inscrit sur un forum des amis de l'ami imaginaire. Lorsque maman m'a accompagné faire les boutiques, j'ai pris des flyers à Imaginarium: "Cercle des enfants qui ont un ami imaginaire (animal, humain, divin)", "Meeting semestriel de la gestion de l'ami imaginaire" et "Les amis imaginaires anonymes". J'ai aussi acheté un best seller américain: "Votre enfant et son ami imaginaire: le Prozac n'est pas la solution". Puis j'ai vu que la petite fille d'une psychiatre de renom de la ville organisait des thérapies de groupe pour les névroses des amis imaginaires dans sa chambre. Elle m'a dit que les pédo-psychiatres étaient des escrocs pédophiles et j'ai donc repoussé l'idée de consulter un psychologue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mon ami imaginaire s'appelle Sullivan, il est plutôt caractériel. Je ne sais pas ce qu'il a, je ne sais pas pourquoi, tout d'un coup il ne va plus bien. J'en ai parlé à ma baby-sitter qui fait un CAP Comptabilité, je me suis dit qu'elle pouvait nous aider à passer le cap mais elle m'a juste conseillé de me faire des amis. Je ne le dis pas à maman, j'ai peur qu'elle emmène Sullivan chez un pédophile ou qu'elle me file du Prozac.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il me dit que je le harcèle, que je prends trop de place dans sa tête, que j'lui pollue son oxygène. Je ne comprends pas comment j'arrive à faire ça, comme si je m'asseyais sur son cerveau en quelque sorte. Mon frère dit souvent à ses amis "Laure, elle m'a mangé le cerveau, les gars", moi je ne mange pas le cerveau de Sullivan, ce serait dégoutant. Il vient, il part, il fait ce qu'il veut. Papa dirait: "c'est un esprit libre". J'aimerais bien être un esprit libre aussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Au cercle des enfants qui ont un ami imaginaire, je n'ai pas appris grand chose. Sullivan n'a d'ailleurs parlé à personne. Là-bas, il y avait des grands du collège habillés comme les japonais. Leurs amis, à eux, avaient l'air d'être plutôt en forme. Il y en avait de toute sorte. Nous avions des stickers avec notre prénom, notre âge, le prénom de notre ami imaginaire et sa description. Moi j'ai dit qu'il ressemblait à un petit garçon eurasien de 8 ans. Mais il y avait des monstres, des philosophes des lumières, des actrices. Aucun ne m'a semblé depressif en tout cas. En revanche, les enfants comme moi n'avaient pas l'air très clairs. Mais tous paraissaient plutôt en osmose avec leur ami imaginaire, pas d'histoire de "s'assoir sur les cerveaux" et de manger trop d'oxygène.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je n'ai pas appris grand chose non plus du côté des amis imaginaires anonymes. Que l'alcool et l'obésité sont des problèmes de santé publique, je le savais déjà.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'ai consulté un prêtre. Peut-être Dieu, l'ami imaginaire le plus populaire de la terre accepterait-il de nous aider, Sullivan et moi. Le prêtre m'a dit de prier, de reciter des je vous salue Marie et des notre Père. Je prie tous les soirs, ça ne semble pas marcher.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je ne mange plus, je ne parle plus, j'ai décidé de me faire tout petit. Mon ami imaginaire est mon meilleur ami. Je ne veux pas qu'il aille mal, j'ai peur qu'il en meure et disparaisse pour toujours. Je ne me consacre plus qu'à lui seul, dans la cour de récréation, nous mangeons notre goûter tous les deux sous un peuplier. Dans la famille, nous avons le sens du devoir et du sacrifice. Mon grand-père a perdu trois frères à la guerre, ma mère souffre pour être belle et mon père se saigne aux quatre veines pour subvenir à nos besoins. J'ai peur qu'il n'ait bientôt plus de sang, que nous n'ayons plus d'argent et que ma mère décide de ne plus être belle. Sullivan va un peu mieux désormais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je suis allé voir la petite fille qui organise des thérapies collectives. Elle était jolie, trop grande mais jolie. Un peu trop bavarde et animée mais jolie, vraiment. On a fait tout un tas de trucs auxquels je ne crois plus, mais je me suis bien amusé. Sullivan est parti avant la fin de la séance. J'ai bien peur qu'il soit vexé, qu'il soit jaloux de ma relation avec cette fille parce que nous étions toujours tous les deux et qu'elle s'est assise sur lui. Il commence à m'agacer. Il prend trop de place dans ma vie, dans ma tête, il pollue mon oxygène et mes notes sont en baisse. C'est un peu comme si il s'asseyait sur mon cerveau, comme si il me suçait les méninges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;03&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;MADAME HOLLYWOOD&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon ami imaginaire est dépressif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;Tu parles plus, t’écoutes plus ce que je dis et tu veux même plus jouer avec moi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;J’ai toujours aimé t’avoir toujours près de moi mais là j’avoue que ta présence devient un poids, parce que te voir triste me rend triste et que j’ai pas l’énergie pour te remonter le moral.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux jours il pleut dehors, alors on passe notre temps à faire des siestes, couchés dans mon lit, et tes larmes laissent des traces sur ton oreiller. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;Je me dis que dès qu’il fera beau on ira faire un tour au parc et qu’on reviendra pour le goûter avec des tâches d’herbes vertes sur nos pantalons, on pourrait même aller jusqu’à la plage et construire un château puis des digues pour le protéger de la marée : combat perdu d’avance mais on y croira quand-même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Lundi matin : école, j’ai plus le choix, je me lève et j’affronte la réalité. Maman me dit de te laisser à la maison mais je désobéis en secret et tu viens quand-même, elle ne s’aperçoit de rien, on sait être discrets… Toute la journée je sais que tu es près de moi, je sais que tu vas pas bien mais je peux pas vivre sans toi, la vie serait trop triste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tu existes parce que j’existe et tu n’existes que pour moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Même si dès fois tu me rends triste je te laisserai jamais tomber, promis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;04&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;ETIENNE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Garry est dépressif&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Evidemment il ne veut pas en parler. Il préfère disparaître quand on aborde le sujet. L'autre jour, j'ai tenté de le rattraper quand il s'est enfui par la fenêtre, en vain. Il m'a agacé. Maman déteste quand je touche à la fenêtre. Je n'aime pas décevoir maman. J'étais d'autant plus agacé. Ma tête cognait contre les murs. Le soir, il est quand même venu à table au diner. Il s'est installé dans ma main. Quelle arrogance. Moi qui avais passé l'aprés-midi la tête dans le mur par sa faute. J'ai eu envie de le tuer. J'ai pris mon couteau et je lui en ai mis trois bons coups. Evidemment, il avait encore disparu quand j'ai céssé mon attaque. L'atmosphère est alors devenue lourde dans le salon. Papa et Maman hurlaient. Ils m'ont emmené à l'hôpital. Surement pensaient-ils que Garry  s 'était réfugié là-bas. La belle histoire. Je suis là depuis 3 jours et je ne le vois toujours pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;tt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/tt&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-3159924105960354859?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/3159924105960354859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=3159924105960354859' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/3159924105960354859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/3159924105960354859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/03/anna-thomson-01-les-textes.html' title='ANNA THOMSON - 01 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-2898180597647629802</id><published>2007-03-03T02:11:00.000-08:00</published><updated>2007-03-31T18:18:17.116-07:00</updated><title type='text'>ANNA THOMSON -  02 LES TEXTES:</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;2) "Les funérailles d'une prostituée (décédée de mort naturelle)."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;01&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;SHLOMO DI METRO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eulogy for a Ho &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;There was nothing for me inside of you.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Vous ouvriez la porte et j'étais déjà nu. Aucun récit, aucune intrigue. Rien à chercher, ni à construire. Seulement me frotter fort contre votre mucus. Contre un mucus quelconque, le votre en l'occurrence. Fixer mon attention sur un stimulus répété à l'envie, placer mon imagination sur une obsession, une fantaisie. Une image fixe qui naissait derrière mes paupières bien fermées. Là bas, derrière, il y avait le coeur lubrique d'une aînée ou l'expertise de la gourgandine qui mugit. Jamais il n'y avait rien de vous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;That's the only way i can reach the sky.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Vous étiez suffisamment blanche et neutre pour que je pratique mes exercices sur votre corps. Vous n'aviez pas d'identité, votre érotisme était réduit. Il n'était question que de mécanique des veinules. Je n'aspirais aucune éternité, j'étais tronc, vous étiez terreau. L'automne venait très tôt après ma floraison. Je ne semais pas mon jus, vous restiez biologiquement neutre et immaculée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;I hold every single picture inside of me.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'excitais mon plaisir et mes synapses contre votre corps, sans jamais perdre de temps. Au crépuscule de mon petit jeu, vous n'étiez toujours rien et, désordonné, je cognais mon ventre contre votre écart bien ouvert pour moi. Je franchissais la porte avec un nouveau tableau, toujours unique et intime. Vous étiez la toile sur laquelle je traçais les seuls chefs d'œuvre que je m'autorisais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;EMPIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;-Vous êtes bien sur le répondeur d'Antoine, je ne suis pas disponible pour le moment mais veuillez laisser un message avec vos coordonnées après le bip sonore, je vous rappelerai dès que possible, merci. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Bip!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le bip sonore? Qu'est ce que je fous là? Il pleut. Cet enterrement est pire qu'un village dans le Jura.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'était ça ou bien un couscous-cinéma avec Annie. Des films presque muets, le côté expressionniste en moins. Regards interminables, interjections confusiannistes, des trucs pour sourds-muets, aveugles et impuissants. On baise jamais en Korée? Annie dit que c'est dans la culture. Que les occidentaux, à tradition germano romaine - qui plus est - , sont évidemment beaucoup plus expansifs, ils extériorisent leurs sentiments ect. En ce qui concerne la culture anglo-saxonne, c'est encore différent, tu vois. L'austérité et le puritanisme du protestantisme cotoient et engendrent frustration et transgression. Mais les asiatiques, c'est un peu des stoïciens; ils croient à la fatalité eux, ils ne se battent pas contre leur destin ou bien cette bataille est toute intérieure, tu comprends? Alors évidemment, ça se ressent dans leur cinéma, elle dit Annie. Les films asiatiques, en général ça me fait terriblement chier mais j'ai vu un truc cool sur Arte la dernière fois. C'était the glamorous life of Sachiko Hanai, un truc un peu porno avec une histoire de réplique perverse du doigt de George W. Bush.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Son couscous n'est pas bon. Ce que je sais sur les occidentaux, c'est qu'ils ne mettent jamais assez de sauce, bordel! Ou bien y'a beaucoup trop de sauce et pas assez de viande et de légumes et c'est ultra fade.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mais Annie, elle a beau sans cesse dire des lieux communs grotesques sur le cinéma et les guerres civiles et aussi mal cuisiner le couscous, c'est ma pote, tu vois Antoine. Et Toi...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;-Vous êtes bien sur le répondeur d'Antoine, je ne suis pas disponible pour le moment mais veuillez laisser un message avec vos coordonnées après le bip sonore, je vous rappelerai dès que possible, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bip!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'étais sûre que tu viendrais à l'enterrement de Gigi, c'était ta pute préfèrée, pourquoi t'es pas là? J'espère te voir au repas. J'ai rien apporté, j'ai vu des gens les mains pleines de tupperware les déposer dans une Kangoo et moi, j'ai rien apporté. J'ai pas de tupperware d'ailleurs. Le prends pas mal si je suis venue. Tu ne réponds plus à mes appels ni à mes mails, je sais pas quoi faire. Je suis désolée pour la dernière fois, je voulais pas t'assomer comme ça. J'suis juste un peu impulsive et y'avait ce dessous de plat dégueulasse que t'a offert ton fils... et tu sais que j'ai toujours détesté ce dessous de plat en terre cuite. Il ne pouvait pas te faire un collier de nouilles comme tout le monde, ton fils? Mais j'ai compris que tu tenais à ce dessous de plat parce que c'est sentimental et tout et que c'est utile. J'te jure que je t'en racheterai un, dessous de plat. Plus solide.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ici, y'a du beau monde. Gigi était la pute préférée de pas mal de gens et elle avait pas mal de copines. On sort de l'Eglise là, et j'ai demandé aux filles genre putes si elles étaient des putes. "Vous êtes une prostituée madame?", "Oui, mademoiselle" ou "Oui, je l'ai été" ou "Non". Le prêtre a bien fait son travail, je trouve. Lorsque j'ai dit à une pute que c'était un prête moderne, elle a dit que c'était un client de Gigi et que Gigi aurait voulu être enterrée dans son village natal, mais que non, là-bas, ils ont refusé et que ses parents ont du se déplacer jusqu'ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Bip!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On me dit que c'est dur d'être prostituée. Qu'il y a de la concurrence, des filles plus jeunes et moins chères. Oui, évidemment, moi, je préfère acheter la machine à café avec le meilleur rapport qualité-prix et le libéralisme, ça s'applique à tout le monde. On m'a parlé d'internet, de trucs classieux, genre tu choisis tes clients et tu vas taffer dans des hôtels de luxe et t'es ultra bien payée. Mais c'est pas leur truc, elles sont mal adaptées les amies de Gigi, c'est la vieille école. Dans l'Express, j'ai lu qu'il y avait aussi des putes sur Second Life.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A l'Eglise, j'étais à côté de Lyn, je vais monter en voiture avec elle, c'est plus simple, elle m'a dit. Je vois pas pourquoi. Lyn, c'est encore une belle femme. Egorgée d'effluves capiteuses, fardée de blanc et d'expérience, bouclée des cheveux à la démarche. Elle a écorché l'air de l'église de sa voix roque. Elle m'a dit qu'elle avait travaillé sa voix pour ressembler à Fanny Ardant et elle estime que Fanny Ardant leur ressemble un peu, à toutes. Sauf aux blondes-léopard et gros lolos. Les blondes-léopard gros lolos, c'est un standart mais il paraît que ça ne marche plus. Les clients trouvent que ça fait vieille pute... Ya une copine à elle qui s'est appellé un temps Fanny Ardente, après elle a changé pour Paris. Gigi, il paraît, c'était une fille bien même si elle avait tendance à faire vulgaire. Ponctuelle, souriante, gracieuse et le coeur sur la main. J'aurais voulu la connaître. Qu'est ce qui te plaisait tant chez elle? Sa ponctualité? Tu sais qu'elle est morte d'une rupture d'anevrisme? Elle préparait des pâtes à la carbonara et là, rupture d'anévrisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Bip!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je suis fatiguée de parler. Tu m'as souvent repproché de ne pas assez parler. Peut-être que si je parle beaucoup, maintenant, tu voudras bien me revoir. Mais là j'arrête, j'te rappelle quand on arrive au cimetière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;-Vous êtes bien sur le répondeur d'Antoine, je ne suis pas disponible pour le moment mais veuillez laisser un message avec vos coordonnées après le bip sonore, je vous rappelerai dès que possible, merci. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Bip!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tu te rappelles de ce jour au terminus? Je t'ai dit: "J'aime bien les hommes faussement vulgaires comme je suis faussement intelligente et faussement belle, et jeune, et drôle". J'ai mis mes doigts sur le bus qui arrivait à tout allure, genre romantique chaotique, "C'est le 80", j'ai dit. Mes doigts ont glissé, pris la poussière et toute la ville. L'index, le majeur, l'annulaire. Et tu m'as fait: "tu fais ça tout le temps, mettre un bout de toi sur un truc dégueulasse". J'ai trouvé ça nul, presque poétique. Quand le bus s'est arreté, j'ai laissé mes doigts et tapé avec dessus. Ca t'a énervé, j't'ai dit "Il faut que je fasse quelque chose de ma vie, tu comprends? Il faut que j'aille à Marseille et que je fasse du golfe miniature". Et tu as demandé si je voulais faire du golfe miniature à Marseille, "Non, évidemment que non, à Majorque voyons!". "C'est sur". tu as voulu m'embrasser, je me suis laissée faire, puis j'ai fumé et le bus est parti. On est allé cherché un chausson aux pommes et je t'ai demandé comment tu t'appelais. "Tu sais très bien comment je m'appelle!" tu as dit très agacé, "Oui je sais maintenant, mais quand j'ai demandé, j'avais oublié, juste quelque secondes. Vraiment, sincérement je veux dire et ne soit pas vexé. Comment je m'appelle? Tu peux faire semblant d'avoir oublié mais pas plus de quelques secondes.". "Je sais parfaitement comment tu t'appelles, Marie!". Tu as toujours été un garçon très terre-à-terre. "Et bien je t'ai menti, je ne m'appelle pas Marie, je m'appelle Victoire. Ca fait deux semaines que tu te trompes et tu ne t'en ai même pas rendu compte. Je vais prendre mon 80". Tu m'as giflée et je suis montée dans le bus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Lyn m'a raconté des anecdotes. C'est vrai que Gigi était une femme vulgaire. Elle parlait très grossièrement. C'est ce que tu aimais? Pourquoi ne m'as-tu pas dit ce jour-là que tu aimais les femmes vraiment vulgaires? Un jour, un client amoureux de Gigi lui a crié alors qu'il jouissait : "Gigi! Tu as du soleil dans les yeux, tu as du soleil dans les yeux, Gigi!" et elle a répondu "Et du sperme sur les fesses".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Bip!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je te vois, pas toi. Je te vois et tu as l'air très triste. Je pensais pas que ton visage pouvait former ce rictus idiot. Tes lèvres, surtout, ont l'air idiotes. Tu as vraiment l'air idiot dans ton trois pièces noir à très très fines rayures. Lyn a déposé deux pierres tombales sur la tombe de Gigi. La première: "A mon amie". La seconde: "Une bite dans ma bouche, c'est une bite en moins sous les jupes d'une écolière". C'est Gigi qui disait toujours ça en riant, elle avait le coeur sur la main, c'est vrai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;03&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;&lt;br /&gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Quand cela s’arrêtera t-il ? Quelles sont les limites de tout ça ? Quand devrais-je penser que tout devient trop réel, est trop dangereux ou me fait peur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai soif. Soif de vivre, soif d’argent, soif de sexe. Depuis toujours. Je ne suis dépendante de rien, juste du plaisir, de mes partenaires multiples puis de l’oubli. Je tiens au changement. Je cache ainsi mon identité plus facilement, j’accepte les billets sans avoir le temps de leur en vouloir, et j’arrive à ne pas me lasser. Ainsi, je suis sans cesse surprise, condition sine qua non de ma survie. Si ma vie doit être courte et sans réel intérêt, je préfère la mordre à pleines dents, dès maintenant. Je tiens à en profiter, un peu, beaucoup et toujours plus … et si cela doit passer par un nombre incalculable d’orgasmes, je dis oui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai toujours été très sûre de moi, de mon corps et de l’effet que je pouvais provoquer aussi bien chez les hommes que chez les femmes. J’aime m’asseoir au bar des grands hôtels, pourvu que ça soit dans une ville où il fait beau et chaud. Je repère tout de suite ma proie, l’observe très discrètement avant d’agir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce soir, elle est entrée furieuse, refusant de s’installer dans cette chambre qui n’était pas celle qu’elle avait demandé. Elle se plaignait auprès du directeur de l’hôtel et semblait ne pas vouloir faire de concessions. Son regard était dur, ses yeux marron observaient un joli contraste avec sa longue chevelure blonde. Sa courte robe noire laissait apparaître de longues jambes bronzées et une superbe poitrine. Elle a fait un geste pour montrer que cette situation la fatiguait déjà. Elle s’est assise, sans regarder personne, et a commandé un martini rouge. Son allure, ses lèvres et tout le reste étaient un appel au sexe, au plaisir et à la débauche. Je ne pouvais pas attendre une minute de plus, il fallait que j’agisse. Je me suis levée pour rejoindre le fauteuil qui était à côté du sien. Elle a à peine levé des yeux. J’imaginais tous ces hommes qui lui avaient proposé des verres, qui l’avaient séduite, bien avant moi. Elle a relevé les yeux, nous nous sommes regardées pendant une longue minute. Elle s’est alors levée, m’a demandé si j’avais une chambre avant de jeter des billets sur la table. Je suivais sa démarche sexy sans un mot, d’un air probablement ébahi. Un frisson a parcouru mon corps lorsque la clef a ouvert la porte de la chambre 315. Enfin, j’allais pouvoir goûter ses lèvres, fermer les yeux et m’abandonner à un plaisir certain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mes funérailles sont un résumé de ma vie. Une parenthèse sans suite et sans appel au secours. Un léger glissement vers l’ailleurs, rien d’autre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;04&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adieu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour l'occasion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il a ressorti son costume noir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A vrai dire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il ne lui va plus très bien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et en réalité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Lui non plus ne va pas très bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Aujourd'hui&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il dit adieu à sa putain de fille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sa petite princesse des trottoirs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Plus habituée depuis des années&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Aux réverbères&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Qu'aux genoux de son père&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ca sent les remords et les regrets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ca sent aussi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'alcool&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Car il a bu avant de venir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mais il aurait aussi bu s'il avait fallu tondre la pelouse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Seulement et depuis longtemps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il buvait beaucoup trop&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour penser à tondre la pelouse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Aux alentours de dix-huit heures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La jeune femme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Verra ses cendres répandues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sur une belle et verte pelouse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Bien tondue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On lancera sa poussière de prostituée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Parmi celles des cadres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et des ouvriers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Des commerçants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et des clients&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Des bienfaiteurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et des médisants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La tête baissée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dans son costume décidément&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mal cintré&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Son coeur bat fort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comme les cliquetis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Des talons hauts sur le pavé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il songe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il repense aux derniers moments&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Où&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A son chevet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ils se sont néanmoins&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et mutellement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Excusés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il aurait voulu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Être capable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;D'oublier le décès de la mère de son bébé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et les conflits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et les soucis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Qui en ont découlé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et elle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;D'écarter aussi facilement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La rancoeur et le mépris&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Envers son papa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Que les cuisses&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il est déjà dix-huit heures cinq&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il dit donc&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et enfin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Adieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Adieu à celle qui l'a fait pleurer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Quand elle est née&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et qui le fait pleurer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;D'être morte née&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;05&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juillet &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il est neuf heures. Il fait chaud. Il fait trop chaud en fait. Ca fait trois semaines que ça dure. Rodolphe se réveille. De manière lasse. Il doit avoir une cinquantaine d’années. Il n’a pas vraiment de visage. Il a juste une tête de rustre. Il est un peu gros. Mais il a de l’argent. C’est un bourgeois. Sa femme, ses trois enfants sont en vacances à La Baule. Il les rejoint à la fin du mois. Il est seul. Tous les jours il se lève à la même heure, il fait les mêmes choses chez lui, il sort de chez lui. Il prend le train. Dès le matin il fait chaud. À la gare le train est à chaque fois bondé. Les gens, ils sont les mêmes, tous les matins, ils sont assis aux mêmes places dans le wagon. Et les gens sont collés. Et à chaque station, d’autres montent encore. Et cela ne sent pas encore mauvais. Mais les gens commencent doucement à transpirer. C’est parfois pour Rodolphe l’occasion de regarder les visages brillants des femmes, un peu plus jeunes que lui, un peu plus jolies que lui. Il regarde les mollets, les lèvres, le début des seins, les avant-bras, tout ce qu’il peut voir. Le soir quand il rentre chez lui, les mollets, les lèvres, les seins, les avant-bras, les peaux brillantes des femmes du train dansent dans sa tête. Il a alors une érection balbutiante. Puis franche. Il se masturbe. Dans la chaleur estivale. Dans son appartement dont il a ouvert les fenêtres. Mais quoi, les tapis, les livres, les rideaux, rien ne peut y faire. Même le ventilateur. Il fait trop chaud. Tout est réglé. Les mollets dans la tête. Il ne se masturbe pas dès avoir fermé la porte de chez lui. Mais il fait tout, tout, en sachant bien que les mollets vont venir dans sa tête. Il les laissera venir. Après son verre d’eau, ou de limonade. Après avoir appelé ses enfants, parcouru le journal. Il bandera, comme tous les jours quasiment à la même heure. Il se masturbe deux fois par jour ces temps-ci. Il en est frustré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un jour, l’année dernière, lors d’un même mois de Juillet, il avait pu coucher avec une de ces femmes du train. Deux femmes montaient tous les jours deux gares plus loin. L’une était jolie, avec l’air intelligente. Elle était intelligente oui, cela se voyait. Sa collègue n’était pas moche. Elle n’était pas belle non plus. Surtout, elle semblait extrêmement sotte. Il n’en voulait pas. Le soir, il ne se masturbait pas en pensant à la seconde, mais bien à la première. La sotte, elle aurait couché avec lui sans trop de problème ; la première, le snobait quelque peu, c’est pour ça qu’il la voulait. Il voulait s’élever, intellectuellement, en couchant avec l’intelligente. Tous ses livres, dans son salon, ils n’étaient que décoratifs. Il avait lié connaissance avec les deux femmes. Il en était honteux. Il ne faisait pour le moment rien de mal, mais il avait peur que quelqu’un dans le train le reconnût, ou bien qu’il eût une connaissance en commun avec l’un de ces deux femmes. Elles travaillaient aussi à La Défense.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Je travaille chez Calyon, au 9. Dans quelle tour êtes-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Dans la tour Axa.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- La fameuse tour Axa !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;- Ahaha. Oui, la grande que l’on aperçoit dès la sortie du métro, celle qui supprime le soleil de toute l’esplanade.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Bref. L’intelligente était aussi sage. Cela avait irrité Rodolphe. En revanche, la sotte semblait plus libertine. Il avait fini par coucher avec celle-ci. C’était médiocre, il le savait. Mais il l’avait quand même fait. C’était un peu ça, sa vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il avait raconté tout ça à Jeannie. Elle lui avait dit que ce n’était pas médiocre, que c’était humain, qu’être humain, simplement humain, personne ne pouvait en être à l’abri. Il lui racontait aussi ses journées d’été. Il lui racontait que le soir, plus tard, avant d’aller se coucher, avant de s’endormir, il se masturbait une seconde fois. Plus péniblement. Parfois même, il n’y arrivait pas. Cela l’énervait encore plus que d’y arriver. Il ne se passait rien. Il s’endormait en ne pensant à rien, à rien de vrai, à rien de grand. C’est le reproche qu’il se faisait lui-même. Il était vraiment trop bête. Il était misérable, se disait-il. Fréquenter Jeannie lui avait permis d’avoir une plus large ouverture d’esprit, mais en même temps ça l’avait constamment renvoyé à sa médiocrité. Jeannie lui disait que tout le monde ne pouvait pas tout le temps avoir des pensées profondes, que la légèreté avait du bon, elle aussi. Il acquiesçait d’un air triste, dans un sourire triste. Il se rendait compte qu’il n’atteindrait jamais rien, que tout lui échapperait. Il ne savait même pas ce qu’il loupait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il lui parlait de ce qu’il aimait. Il aimait Django Reinhardt. En écoutant Liszt il ne sentait pas grand-chose. Peut-être en écoutant Rêve d’Amour, au mieux. Mais… Georgia on my mind, de Django Reinhardt, oui, c’était peut-être la seule chose qui pouvait le faire pleurer. Il n’aimait pas se voir pleurer. C’est pour ça qu’il ne le faisait pas souvent. Mais parfois, et seulement l’été, seulement lorsqu’il était seul chez lui, femme et enfants partis, il mettait un vieil album qui contenait ce morceau, et écoutait directement, uniquement cette chanson. Il ne savait pas ce que pouvait être cette Georgia, qui elle pouvait être. Il n’avait appris à parler l’Anglais que par des stages organisés par son entreprise. Il ne connaissait que le vocabulaire précis des transactions financières de banque d’affaire à banque d’affaire. Il savait que mind voulait dire esprit. Il imaginait un homme épris d’une femme, nommée Georgia. Il se trompait sûrement, mais il n’avait pas besoin de plus. C’était tout ce qu’il n’avait pas réussi à réaliser, à vivre. Il n’avait pas même réussi à aimer une femme, follement. Les gens se plaignaient tous, ils aimaient une femme mais ce n’était pas réciproque. Mais lui… Comme il aurait aimé aimer une femme, pleurer tous les jours le fait qu’elle ne veuille pas de lui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il donnait de l’argent à Jeannie. Il ne la baisait plus. Avec le temps, ils ne parlaient plus beaucoup lorsqu’ils se voyaient ; peut-être parce qu’ils n’en avaient plus besoin. C’était juste bon d’être un peu avec elle, avec elle qui n’avait rien à voir avec sa vie. Pendant des mois, il s’était nourri de ces moments. Et puis, progressivement, il n’était plus allé voir Jeannie. Il en avait eu la flemme. Il s’en était éloigné. Mais aujourd’hui, Jeannie avait subitement resurgi dans sa vie. Une dernière fois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Aujourd’hui c’est un peu différent. Vous voyez bien, il est un peu plus tard. À la gare il y a moins de monde. Rodolphe sourit cyniquement. Faut-il ça pour avoir moins de monde le matin dans le train ? Il se dit qu’il préfèrerait le trajet aux heures de pointe comme tous les autres matins, plutôt que se lever un peu plus tard à cause de ça. Il se dit qu’en fait non, si ça arrivait tous les jours il aurait plus de place dans le train le matin. Il serait alors de bonne humeur. Il se dit qu’il ne sait pas ce qu’il préfèrerait. De toute manière Rodolphe n’a pas à préférer quelque chose, il n’a rien à choisir. Il subit juste. Tout. Et comme tout le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il s’est habillé en noir. Forcément. De toute manière il s’habille toujours en sombre. Même comme là, en été. Même le vendredi. Il avait appris la mort de Jeannie par une de ses amies, une prostituée elle aussi. Les lambeaux de famille qu’avait encore Jeannie ne connaissaient pas l’existence de Rodolphe, jamais ils n’auraient pu lui faire part de la nouvelle. Jeannie était malade. Jeannie avait fini par mourir. Rodolphe n’était pas au courant pour la maladie. Ca ne le révoltait pas qu’elle eût pu lui cacher, ça l’agaçait juste, une légère démangeaison, une gêne égoïste. La nouvelle n’avait pas fait de vagues en lui. Sa douleur était lasse, lente, faible. Il essayait de ne pas réfléchir à ça. Il n’y aurait peut-être pas réfléchi de toute manière. Alors voilà il y avait un décès. Donc il y avait un enterrement. C’était étrange comme perspective. Il ne se voyait pas vraiment aux côtés des quelques proches ou connaissances de Jeannie, autour de sa dépouille. Mais soit, c’était l’été, il était seul, il s’ennuyait profondément. Il aurait pu se rendre à ces funérailles par amitié pour Jeannie, mais non. Il y allait finalement comme il serait allé au cinéma. Au musée. Il avait rencontré Jeannie dans la rue. Un soir, en rentrant d’un restaurant entre collègues de bureau. Il n’avait pas vraiment l’habitude de ces choses-là au début. Il avait hésité. Il avait pensé à ces enfants. Pas vraiment à sa femme. Il n’y pensait pas depuis longtemps. Il s’était arrêté. Il avait baisé Jeannie. Il était revenu. Il avait re-baisé Jeannie. Elle l’avait cerné rapidement. Oh, il était comme les autres. Et il ne changerait pas. Mais lui s’était enfoncé tellement loin dans la médiocrité de son quotidien, qu’il avait fini par développer sans le vouloir, sans le savoir, une capacité exploitable à regarder ailleurs, à écouter autre chose. Jeannie lui disait d’autres choses. Elle savait qu’elle pouvait le faire avec lui. C’est pour ça qu’il lui avait raconté sa misère, et c’est pour ça qu’en sélectionnant les informations, elle lui avait raconté la sienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C’est ici. Il descend. Il marche, sans vraiment penser. Il fait très chaud vraiment. Rodolphe regarde le ciel. Entièrement bleu. Uni. Nettoyé. Brûlant. Il se dit que le ciel, que le ciel est le même partout ; il se dit qu’il n’y a qu’un ciel, qui couvre tous les hommes, toutes les régions. Il se demande si là où est Jeannie, il y a le ciel aussi. Il se rend compte que Jeannie, aujourd’hui, n’est peut-être nulle part.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il arrive. Des gens s’en vont. Il entre. Il n’y a personne. Il n’y a plus personne. Le monde est parti. Il a tout loupé. Il n’avait rien. Pas de fleurs, pas un bout de tissu qui appartenait à Jeannie, du temps où elle vivait. Ses mains sont libres, ça l’arrange, il n’aurait pas su quoi faire de fleurs, de tissu inutiles. Il a pris du retard, ou les funérailles étaient en fait plus tôt. Qu’importe. Rodolphe retire la veste de son costume, la porte pardessus son épaule. Il repart. Il va marcher un peu dans la ville. Il va reprendre le train, et finalement aller au travail. À la fin de la journée, il sortira dîner. Peut-être que ce soir, après son dîner, il ira voir une pute. Il ira se faire une pute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;06 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;"&gt;Cimetière Montmartre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Cimetière Montmartre, les yeux de mines. Le soleil matinal picore son anatomie immobile et tendue dans l’étroitesse d’un caveau bas prix. Etourdie, inanimée, je rends ses honneurs souterrains. Vieille prostituée. Autopsie : mort naturelle, pas de guillotine, veloutine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Cimetière Montmartre, souvenir d’enfance, souvenir de toile. Echine meurtrière des âmes sans domicile. Ville cachée, demeure de l’au-delà. Office sans adresse. Délice des profondeurs entre ciel et terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Cimetière Montmartre, odeur de pisse, odeur de pute. Le jour s’effeuille, le rouge s’effrite. Nudité morbide. Pornographe rouge-gorge au géant mélancolique. Clandestine, revête son sourire mousseline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;07&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Une pute, tout le monde s'en fout. Une pute, ça va où après la mort ? Pourquoi ça aurait besoin d'une tombe une pute ? ça va pas au paradis une pute. Haha, une pute. Y a pas de cimetières pour les putes, les putes ça devrait crever tranquille et se putréfier tout seul, ça devrait pas emmerder le monde. Crève, salope. On devrait en voir traîner sur les trottoirs, de la pute en putréfaction, de la pute moisie, par kilos. Comment ça se fait que les putes sont pas toutes étalées en monceaux dégueulasses, dans les villes, dans les rues, dans les caves, dans les hôtels, dans les garages ? Comment ça se fait qu'on trouve pas des putes mortes partout, des cadavres de salopes ? Parce que y a des gens qui les enterrent. Ouais, y a des gens, quand une pute meure, qui l'enterrent. Ils l'enterrent pas dans un cimetière, y a pas de cimetières pour les putes. Ils l'enterrent n'importe où, dans un parc municipal, dans le jardin d'un couple de bourges, n'importe où, par effraction ils rentrent n'importe où et ils lui donnent une sépulture. Qui vous croyez que c'est, qui enterre les putes ? Leurs macs ? Haha. Leurs clients ? Pff, non plus. Qui enterre les putes ? D'autres putes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'est exactement comme ça que Sonia, une pute slovène de 29 ans, s'est retrouvée à 3h du matin à chercher où elle pourrait bien foutre le corps de Thérèse, la vieille pute avec qui elle vivait, qui venait de mourir. Quand Thérèse était arrivée en France elle s'appelait Teresa, et elle parlait que le portugais. Maintenant elle s'appelait plus rien, et elle parlait plus rien. Elle pesait 70 kilos, un gros paquet de pute morte, et Sonia se demandait où elle allait pouvoir enterrer son amie. Elle a fini par opter pour le premier parc qui lui est tombé sous la main. Elle a jeté son gros paquet de pute morte par terre, ça a réveillé un clodo qui dormait sur un banc pas loin. Il l'a aidé à creuser, ils ont creusé ensemble une jolie tombe, et ils l'ont balancée comme ça dans la fosse. Pas de cercueil pour les putes. A la merci des lombrics. De toute façon, c'est pas comme si elles avaient pas l'habitude d'être à la merci de la vermine, déjà de leur vivant. Ils ont rebouché le trou avec la terre, et ils sont repartis dans la nuit. Fini la pute. Qu'on n'en parle plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;08 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:arial;" &gt;EVA LEONARD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;"&gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je suis celle qui piétine de long en large, qui ne dit jamais non, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;qui demande à dire oui. On ne me regarde pas dans les yeux. Un nom &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;comme un matricule. Une machine à aimer. Je suis celle qu’on ne &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;regarde pas quand on soupire, celle dont les cris sont muets. On ne &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;me fait aucune excuse, l’idée même que je puisse souffrir n’effleure &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;pas les esprits. Je le sais. On passe et on s’en va. Même pas le &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;droit à un souvenir, ou alors pour la performance.. On ne pleure pas &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;les objets, on les met à la casse. Je suis le bonbon écoeurant, le &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;chewing-gum, le pansement. Utilisée, usée, jetée, c’est le jeu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On ne chante pas sur d’inconfortables bancs en bois pour ça. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On ne me pleure pas. Vous auriez honte bande de salauds, honte &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;d’avouer. Avouer le bien, l’oreille attentive, le besoin, le &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;soulagement, le plaisir. Dis-lui que tu t’emmerdes couché à coté de &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;sa frigidité. Ose lui raconter que tu monnayes ta survie auprès des &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;sirènes des rues. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’emporte avec moi tout vos secrets, vos frustrations, vos cris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;étranglés, vos orgasmes salvateurs et honteux, vos fantasmes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;immondes, vos pensées lubriques, vos soupirs étouffés, vos &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;défoulement nocturnes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Une autre nuit pale, d’autres confidentes. Je ne suis même plus un &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;souvenir. Six pieds sous terre sans que personne n’ait jeté la &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;première poignée de terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:Arial;" &gt;&lt;strong&gt;09&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);font-family:Arial;" &gt;ANONYME&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sans titre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle me regarde, je le sens. Son visage est tourné vers la porte, elle dépasse de son corps à lui, et elle me regarde. C'est effrayant, peut-être qu'elle a seulement besoin de respirer ou de voir ailleurs. Elle tourne la tête et regarde ailleurs. Ou elle veut juste respirer de l'air frais. Il doit faire chaud en dessous. On doit se sentir submergé en dessous. Elle est grosse, elle dépasse, elle existe autour: pas seulement son visage tourné vers la porte – en train de me regarder! – mais le reste, les muscles de ses bras, la peau de son dos, écrasée, retournée. Il est large et épais, j'aime son dos, les bosses affreuses de ses muscles, mais malgré cela, ses fesses à elle dépassent. C'est tout en dehors qu'elle est. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;La journée je ne le vois pas souvent, il va à la boutique, je vais au bureau. Le soir quand je rentre il est déjà là, il regarde la télévision, il mange des céréales et il téléphone. Je range mes affaires et je vais dans la cuisine pour me faire à manger, des raviolis. La cuisine donne sur le salon, quand je fais chauffer l'eau pour mes pâtes, je le regarde sur le canapé. Je le détaille, je le débite, je regarde de loin chacun de ses trous, j'en imagine la texture et la chaleur, je le spécularise. Je me plonge dans le trou: de ses narines, de sa bouche, mais aussi du pli de ses aisselles et de son anus. Puis je joue avec les proportions, la géométrie, les échelles, j'agrandis, je rétrécis les trous, je les fais se rejoindre. Une fois dedans, j'imagine leur architecture, je leur donne un usage, une apparence, un confort; je les fais se tordre, se rejoindre, se multiplier. Son corps m'avale, alors je me l'approprie, il est à moi, je rentre dans son urètre, joue au grand huit et ressors par son oreille droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois par semaine, il va aux putes. On n'en parle jamais, il rentre avec une pute, et on fait comme si c'était sa copine. Sa copine, les copines. Il ment sur son nom et instaure ensuite une parodie de quotidienneté. Il invente une domesticité, composée d'autant de putes que d'actrices, d'une multitude de corps condamnés à jouer le même rôle. Je vais doucement jusqu'à sa porte et regarde à travers la fente du côté de la charnière, je regarde le miroir de sa penderie et je vois tout. Je les vois tout. Il ne me voit pas, mais il sait que je regarde: on n'en parle jamais, je le regarde avec une pute et on fait comme si j'existais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se met sur elle, il lui passe le bras entre les jambes, elle fait un bruit. Il lui dit de lui donner un surnom quand elle gémit. « Quel surnom tu veux? » elle lui demande. Il s'énerve un très court instant « je sais pas, ce que tu veux! ». Son plaisir c'est de pouvoir choisir, elle est l'actrice, il définit la scène; mais quand ce pouvoir devient trop évident, il ne le supporte plus. Alors elle lui donne un nom grotesque. Il aime ça, il la rend crétine, gaga: à chaque fois qu'elle l'appelle « mon lapin », il sourit de contentement et la presse un peu plus fort sous son torse. Et ça continue jusqu'à ce qu'elle regarde ailleurs, qu'elle tourne la tête (il fait chaud, là dessous?) et qu'elle me regarde. La porte s'est ouverte et je m'exhibe, debout en train de les regarder. Je cesse pourtant de voir aussitôt que je suis vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfermé dans ce qu'elle voit de moi, je veux me débattre: mais comment se débattre quand on est amputé?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-2898180597647629802?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/2898180597647629802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=2898180597647629802' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2898180597647629802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2898180597647629802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/03/anna-thomson-02-les-textes.html' title='ANNA THOMSON -  02 LES TEXTES:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-2273809011707566947</id><published>2007-02-03T09:36:00.000-08:00</published><updated>2007-03-11T01:17:16.400-08:00</updated><title type='text'>ANNA THOMSON - LES SUJETS:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/RfPJDMpSi5I/AAAAAAAAAAk/KoeuPeEPbs4/s1600-h/annathomson2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/RfPJDMpSi5I/AAAAAAAAAAk/KoeuPeEPbs4/s400/annathomson2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040593464728914834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a plusieurs avantages à avoir l'air d'une enfant lorsque l'on a 21 ans.&lt;br /&gt;Le plus agréable est certainement la politesse et la tendresse que vous témoignent la plupart des gens (hormis les vendeuses rayon décoration des Nouvelles Galeries).&lt;br /&gt;Les clochards donnent des conseils pour entretenir de bonnes relations avec vos amis, les gens de banlieue vous indiquent votre chemin et vous mettent en garde contre les rigueurs de l'hivers, on vous borde, on vous fait du chocolat au lait et les prostituées vous sourient presque timidement.&lt;br /&gt;Alors je ne ressens pas cette nostalgie débilitante de l'enfance, j'aime juste regarder les dessins moches des petits garçons sur les murs de l'école.&lt;br /&gt;Les enfants sont névrosés.&lt;br /&gt;D'ailleurs, en parlant de prostituées, j'aimerais inviter une prostituée à boire un thé avec moi un jour. Monsieur P.M Martin, mon professeur de droit humanitaire et pénal dit que le mot "humanité" est employé par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, que le mot "humanité" est comme les loukoums, très sucré et très mou. Il n'aime pas le mot "humanité". Je ne pense pas qu'il ait un jour invité une prostituée à boire un thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;Pour commencer, le choix entre deux sujets:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1)&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; "Mon ami imaginaire est dépressif: ou comment un petit garçon règle (ou pas) les problèmes de son ami imaginaire et les siens par la même occasion."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2)&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; "Les funérailles d'une prostituée (décédée de mort naturelle)."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-2273809011707566947?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/2273809011707566947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=2273809011707566947' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2273809011707566947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/2273809011707566947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/02/anna-thomson.html' title='ANNA THOMSON - LES SUJETS:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_f2cE7O2dTWQ/RfPJDMpSi5I/AAAAAAAAAAk/KoeuPeEPbs4/s72-c/annathomson2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6909040930647926750.post-1445542136586344407</id><published>2007-02-03T07:10:00.000-08:00</published><updated>2007-02-03T10:18:45.825-08:00</updated><title type='text'>EDITO:</title><content type='html'>J'aime écrire, il m'arrive même d'avoir des idées et de l'imagination. Ce que je fais est parfois bon, souvent décevant. Tout cela peut dépendre de la musique que j'écoute, de la tenue que je porte, de ma dernière conversation téléphonique et de la coupe de cheveux du garçon de l'amphi Cujas.&lt;br /&gt;Et si un jour je me mets à l' "opéra rock" dans ma robe violette et mes escarpins vernis, il y a de fortes chances pour que, ce jour là, j'écrive un truc de merde.&lt;br /&gt;D'ailleurs, j'essaie d'écrire le matin.&lt;br /&gt;(en grenouillère)&lt;br /&gt;Voilà pourquoi je préfère proposer mes idées d'histoire que mes histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande toujours ce qu'une autre personne pourrait faire de ce que j'ai imaginé. Notamment une personne qui n'a pas les mêmes références, la même imagerie que moi. Ma colocataire qui aime Raphaël, le petit garçon que je garde, sa grand-mère, Nietzsche, les gens qui ont des Golf et les filles en April 77. A partir, d'un point de départ donné, vers quoi vont-ils choisir de se diriger?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Passons à la pratique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;Le principe&lt;/span&gt; est donc simple:&lt;br /&gt;Je poste un sujet et il faut écrire sur ce sujet. Les textes sont envoyés dans ma boîte mail (daringdarling-stories@hotmail.fr) et je les sélectionne pour les publier sur ce blog. Si tout cela fonctionne bien, le truc sera plus rodé et j'établirai certainement des dates précises pour la publication des sujets et celle des textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;La "selection"&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;Le seul critère est ma subjectivité et je serai tout à fait partiale. Cependant, je ne demande rien de particulier, ni quant à la forme, ni par rapport au fond. Aucune ligne directrice n'est définie, aucun style, le texte est court, long, peu importe. Je me fiche que ce soit bien écrit, que ce soit abouti, très travaillé ou absolument intuitif, naturel et naïf, que ce soit beau et de bon goût ou le contraire.&lt;br /&gt;Il y a une sélection pour éviter l'anarchie et parce que, donc, j'aime l'idée d'être chef.&lt;br /&gt;Je vais lire le texte et ça va me plaire. Ou il va me surprendre, éventuellement provoquer des choses plus sexy que la simple affinité, ou je vais tant le détester que ça me paraîtra suspect et que je le publierai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51); font-weight: bold;"&gt;Le blog&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;Ce blog n'est pas un blog d'aspirants écrivains sinon j'irais sur un blog d'aspirants écrivains ou sur ces forums sympas où on écrit des haïkus sur l'amour, la lumière, la fellation et les orchidées.&lt;br /&gt;Il s'agit d'une approche décomplexée de l'écriture... J'ai toujours vu ça comme une boîte de Kapla, ces "planchettes magiques" ou comme un Rubik's Cube, le jeu au mille milliard de combinaisons possibles. Et n'importe qui peut y jouer, même les filles qui portent des boxing shoes et même les gens qui vivent en Alsace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;P.S&lt;/span&gt;: Si j'étais bonne en mathématiques, j'aurais inventé un automate cellulaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6909040930647926750-1445542136586344407?l=daringdarling-stories.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/feeds/1445542136586344407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6909040930647926750&amp;postID=1445542136586344407' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1445542136586344407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6909040930647926750/posts/default/1445542136586344407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://daringdarling-stories.blogspot.com/2007/02/edito.html' title='EDITO:'/><author><name>Louiee</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06763784126371741491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
